{"id":1175,"date":"2011-07-07T19:11:24","date_gmt":"2011-07-07T23:11:24","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=1175"},"modified":"2011-08-09T11:25:16","modified_gmt":"2011-08-09T15:25:16","slug":"%c2%a7-42-l%e2%80%99argument-de-saint-anselme","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1175","title":{"rendered":"\u00a7 42   L\u2019argument de saint Anselme"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0<\/strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019argument de saint Anselme, appel\u00e9 aussi l\u2019argument m\u00e9taphysique, puis l\u2019argument ontologique (par Kant), prend pour acquis l\u2019id\u00e9e de perfection divine et en inf\u00e8re l\u2019existence de Dieu. L\u2019argument semble vide. Car, si l\u2019on est pr\u00eat \u00e0 affirmer que Dieu a la perfection, on est pr\u00eat, \u00e9galement, \u00e0 affirmer qu\u2019il a l\u2019existence <a id=\"ref-1\" href=\"#note-1\"><sup>1<\/sup><\/a>. Cependant, au-del\u00e0 de cette \u00e9vidence, il est int\u00e9ressant de voir comment cet argument a \u00e9t\u00e9 compris par Anselme et par ceux qui s\u2019y sont r\u00e9f\u00e9r\u00e9s par la suite comme \u00e0 une preuve de l\u2019existence de Dieu. En particulier, il importe ici d\u2019examiner certains de ses pr\u00e9suppos\u00e9s, qui en disent long sur les restrictions mentales de tous ces croyants.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Encore aujourd\u2019hui on consid\u00e8re l\u2019argument comme tout \u00e0 fait original et comme une source in\u00e9puisable d\u2019inspiration. C\u2019est vraisemblablement l\u2019argument pour l\u2019existence de Dieu qui a le mieux travers\u00e9 l\u2019histoire <a id=\"ref-2\" href=\"#note-2\"><sup>2<\/sup><\/a>. Il est tr\u00e8s simple \u00e0 \u00e9noncer. Anselme l\u2019expose lui-m\u00eame bri\u00e8vement, \u00ab\u00a0comme au d\u00e9tour d\u2019un chapitre <a id=\"ref-3\" href=\"#note-3\"><sup>3<\/sup><\/a>\u00bb. Il pose d\u2019abord Dieu comme \u00ab\u00a0l\u2019\u00eatre tel que rien ne peut \u00eatre pens\u00e9 de plus grand <a id=\"ref-4\" href=\"#note-4\"><sup>4<\/sup><\/a>\u00bb. Cette d\u00e9finition ne dit pas que Dieu existe, mais on peut l\u2019en d\u00e9duire. Car, si cet \u00eatre n\u2019existait que dans l\u2019intellect, on pourrait concevoir un \u00eatre \u00ab\u00a0plus grand\u00a0\u00bb qui, lui, existerait dans la r\u00e9alit\u00e9. Il faut donc conclure que cet \u00eatre est un \u00eatre qui existe dans la r\u00e9alit\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On s\u2019est r\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 Anselme parce qu\u2019il inaugurait un nouveau type de discours sur la foi qu\u2019on pourrait qualifier de rationaliste. Il est possible qu\u2019on s\u2019y soit r\u00e9f\u00e9r\u00e9, \u00e9galement, parce qu\u2019il semblait donner une d\u00e9monstration rigoureuse de l\u2019existence de Dieu qu\u2019on pouvait comparer \u00e0 une d\u00e9monstration scientifique. Il faudrait d\u00e9sormais, pour oser contester l\u2019existence de Dieu, \u00eatre aussi insens\u00e9 que si l\u2019on voulait contester une v\u00e9rit\u00e9 math\u00e9matique bien \u00e9tablie. Les autorit\u00e9s ont donc eu int\u00e9r\u00eat \u00e0 promouvoir cette r\u00e9f\u00e9rence. C\u2019est sans doute pourquoi on n\u2019aura pas voulu voir une faille logique, pourtant assez \u00e9vidente, dans cette soi-disant preuve de l\u2019existence de Dieu <a id=\"ref-5\" href=\"#note-5\"><sup>5<\/sup><\/a>.\u00a0<\/p>\n<p>Dans le <em>Proslogion<\/em>, l\u2019ouvrage qui contient la fameuse d\u00e9monstration, Anselme fait une demande \u00e0 Dieu : \u00ab\u00a0Seigneur, [\u2026] donne-moi [\u2026] de comprendre qui tu es, comme nous croyons, et que tu es ce que nous croyons <a id=\"ref-6\" href=\"#note-6\"><sup>6<\/sup><\/a>\u00bb. Cette demande ne peut \u00eatre exauc\u00e9e par le Seigneur que si celui-ci est comme Anselme et les siens le croient. Dieu n\u2019a donc pas n\u00e9cessairement pu exaucer Anselme. Il aurait fallu pour cela qu\u2019il soit comme Anselme le comprenait, ce qui \u00e9tait peut-\u00eatre impossible, m\u00eame \u00e0 Dieu. La faille logique de la d\u00e9monstration anselmienne d\u00e9coule \u00e9galement du fait que Dieu, le \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb, ne co\u00efncide pas n\u00e9cessairement avec la repr\u00e9sentation que s\u2019en fait Anselme. Voici en quoi elle consiste\u00a0:\u00a0<\/p>\n<p>Bernard S\u00e8ve note \u00e0 propos de la d\u00e9monstration d\u2019Anselme, que \u00ab\u00a0Dieu y est saisi par rapport \u00e0 moi, \u00e0 ma pens\u00e9e <a id=\"ref-7\" href=\"#note-7\"><sup>7<\/sup><\/a>\u00bb. C\u2019est tout \u00e0 fait juste. Or, lorsque Anselme pose Dieu comme \u00ab\u00a0l\u2019\u00eatre tel que rien ne peut \u00eatre pens\u00e9 de plus grand\u00a0\u00bb, il ne pr\u00e9cise pas\u00a0un point pourtant capital. Pour le faire voir, posons D comme \u00e9tant cet \u00eatre \u00ab\u00a0tel que rien ne peut \u00eatre pens\u00e9 de plus grand\u00a0\u00bb. Il se peut que l\u2019humain ne soit pas capable de penser plus grand que D. Cependant, si tel est le cas et comme rien n\u2019emp\u00eache que Dieu puisse penser davantage que ce que l\u2019humain peut penser, rien n\u2019emp\u00eache donc que Dieu lui-m\u00eame soit capable de penser plus grand que D. En fait, sans s\u2019en rendre compte, Anselme passe de la proposition \u00ab\u00a0rien ne peut \u00eatre pens\u00e9 de plus grand\u00a0par l\u2019humain en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, \u00e0 la proposition \u00ab\u00a0rien n\u2019est concevable de plus grand\u00a0<em>par qui que ce soit<\/em>, y compris Dieu\u00a0\u00bb. En somme, il sous-entend que Dieu, le Dieu infini auquel il pense dans son argument, n\u2019est pas capable de penser au-del\u00e0 de sa propre grandeur, tellement elle est infinie. Il y a l\u00e0 une contradiction puisqu\u2019on peut penser \u00e0 un <em>Dieu plus grand encore<\/em> qui, lui, serait capable de penser au-del\u00e0 de lui-m\u00eame. Ce ne serait pas absurde puisque l\u2019humain est capable de penser au-del\u00e0 de lui-m\u00eame.\u00a0<\/p>\n<p><em>Un argument ontologique radicalis\u00e9<\/em>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cela nous am\u00e8ne \u00e0 formuler un nouvel argument en faveur de l\u2019id\u00e9e de Dieu. Il se formule ainsi :\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Dieu est tel que, non seulement nous ne pouvons concevoir aucun \u00eatre personnel plus grand que lui, mais en outre il est tellement grand qu\u2019il peut concevoir plus grand ou meilleur que lui-m\u00eame. Il suffit, pour saisir cet argument et l\u2019accepter, d\u2019admettre que notre intelligence est trop imparfaite pour rejoindre celle de Dieu et, aussi, d\u2019admettre que Dieu lui-m\u00eame ne se consid\u00e8re pas comme <em>parfait<\/em>, ce qui en fait pour nous un \u00eatre plus grand et meilleur que s\u2019il le faisait.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment parce que Dieu nous est apparu comme parfait que nous pouvons maintenant croire que, de son propre point de vue, il n\u2019est pas parfait. Et, parce que lui-m\u00eame ne se consid\u00e8re pas comme parfait et parce qu\u2019il a s\u00fbrement raison plut\u00f4t que nous, nous ne devrions plus le consid\u00e9rer comme parfait. En outre, nous pouvons croire que, vraisemblablement, il pr\u00e9f\u00e8re que nous ne le consid\u00e9rions pas comme parfait.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cet argument n\u2019est pas une preuve de l\u2019existence de Dieu. Il montre plut\u00f4t que l\u2019id\u00e9e que nous pouvons nous faire de Dieu peut se transformer, se radicaliser, dans le sens qu\u2019elle peut s\u2019approfondir et nous faire progresser vers plus de conscience et de v\u00e9rit\u00e9. Il ne prouve pas l\u2019existence de Dieu, mais il en montre la possibilit\u00e9. Penser Dieu a d\u2019ailleurs toujours consister \u00e0 s\u2019efforcer de penser mieux et plus vrai. Ainsi, penser la perfection avait \u00e9t\u00e9, d\u00e8s l\u2019\u00e9poque de Platon et d\u2019Aristote, une fa\u00e7on de s\u2019\u00e9lever vers la divinit\u00e9. L\u2019humain devient plus exigeant envers lui-m\u00eame, notamment en ce qui concerne la rigueur logique et les consid\u00e9rations \u00e9thiques <a id=\"ref-8\" href=\"#note-8\"><sup>8<\/sup><\/a>. Il continuera vraisemblablement de progresser dans cette voie encore longtemps dans les \u00e9poques \u00e0 venir de l\u2019humanit\u00e9.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>On a d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 que l\u2019id\u00e9e de la perfection d\u2019un \u00eatre cr\u00e9e un obstacle \u00e0 l\u2019amour pour cet \u00eatre <a id=\"ref-9\" href=\"#note-9\"><sup>9<\/sup><\/a>. Ainsi, Fran\u00e7ois Gr\u00e9goire \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0quel besoin une Perfection a-t-elle de cr\u00e9er un monde de cr\u00e9atures imparfaites\u00a0? Toutes les explications qu\u2019on peut tenter de donner de ce myst\u00e8re se r\u00e9v\u00e8lent risiblement insuffisantes et aboutissent \u00e0 donner de Dieu l\u2019image d\u00e9gradante et anthropomorphique d\u2019un \u00catre d\u00e9sireux d\u2019\u00eatre ador\u00e9, d\u00e9sireux de jouer de sa propre puissance <a id=\"ref-10\" href=\"#note-10\"><sup>10<\/sup><\/a>\u00bb. Il est difficile, en effet, tout en restant coh\u00e9rent, de ne pas penser l\u2019\u00catre parfait comme Plotin l\u2019a d\u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019Un est parfait parce qu\u2019il ne cherche rien et n\u2019a besoin de rien <a id=\"ref-11\" href=\"#note-11\"><sup>11<\/sup><\/a>\u00bb. En somme, le mot m\u00eame de perfection en viendra peut-\u00eatre \u00e0 symboliser nos efforts maladroits pour penser la valeur de ce que nous ne sommes pas encore capables de penser.<\/p>\n<div><a title=\"\u00a7 43 La toute-puissance\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1185\">Suite<\/a><\/div>\n<div><a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a> En effet, ceux qui nient l\u2019existence de Dieu sont en g\u00e9n\u00e9ral peu dispos\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre que Dieu serait l\u2019id\u00e9e ou la r\u00e9alit\u00e9 la plus valable. <a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a><\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a>\u00a0Voir par exemple Marie Fr\u00e9d\u00e9rique Pellegrin, <em>Dieu<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p.73-75. <a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a id=\"note-3\" href=\"#ref-3\">3<\/a>\u00a0Bernard S\u00e8ve, <em>La question philosophique de l\u2019existence de Dieu<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1994, p. 16. <a id=\"note-3\" href=\"#ref-3\">3<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a id=\"note-4\" href=\"#ref-4\">4<\/a>\u00a0Il est \u00e9crit, dans le texte original, \u00ab\u00a0<em>ens quo majus cogitari non potest<\/em>\u00a0\u00bb (<em>Proslogion<\/em>, chapitre II). Anselme a peut-\u00eatre emprunt\u00e9 son argument de d\u00e9part \u00e0 S\u00e9n\u00e8que, qui avait \u00e9crit sur Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce que Dieu? [\u2026] sa grandeur [est] telle que rien de plus grand ne peut \u00eatre pens\u00e9, <em>qua nulla majus cogitari potest<\/em>\u00a0\u00bb (<em>Questions naturelles<\/em>, Livre 1, Pr\u00e9face, 13, 7 sq). <a id=\"note-4\" href=\"#ref-4\">4<\/a><\/p>\n<p><a id=\"note-5\" href=\"#ref-5\">5<\/a>\u00a0Il ne s\u2019agit pas de la faille logique qui a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e par saint Thomas puis par Kant. \u00c0 ma connaissance, personne n\u2019a identifi\u00e9 celle qui est d\u00e9crite ici. <a id=\"note-5\" href=\"#ref-5\">5<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a id=\"note-6\" href=\"#ref-6\">6<\/a>\u00a0<em>Proslogion<\/em>, chapitre II (cit\u00e9 par Marie-Fr\u00e9d\u00e9rique Pellegrin, <em>op. cit.<\/em>, p. 74). <a id=\"note-6\" href=\"#ref-6\">6<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn7\">\n<p><a id=\"note-7\" href=\"#ref-7\">7<\/a>\u00a0Bernard S\u00e8ve, <em>op. cit.<\/em>, p. 18. <a id=\"note-7\" href=\"#ref-7\">7<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn8\">\n<p><a id=\"note-8\" href=\"#ref-8\">8<\/a>\u00a0En passant de Platon et d\u2019Aristote \u00e0 Anselme, puis \u00e0 Descartes et \u00e0 Leibniz, l\u2019id\u00e9e de perfection divine a beaucoup \u00e9volu\u00e9. Et elle a continu\u00e9 d\u2019\u00e9voluer par la suite. Commentant la d\u00e9finition qu\u2019a donn\u00e9e Leibniz de la perfection divine\u00a0: \u00ab\u00a0la perfection n\u2019\u00e9tant autre chose que la grandeur de la r\u00e9alit\u00e9 positive prise pr\u00e9cis\u00e9ment (par abstraction) en mettant \u00e0 part les limites ou les bornes dans les choses qui en ont \u00a0\u00bb (<em>Monadologie<\/em>, 41), Andr\u00e9 Lalande \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a l\u00e0 une sorte d\u2019\u00e9sot\u00e9risme [\u2026]. Il est d\u2019une mauvaise m\u00e9thode d\u2019envelopper dans la d\u00e9finition d\u2019un mot une th\u00e8se sujette \u00e0 controverse [\u2026]\u00a0\u00bb. Cf. <em>Vocabulaire technique et critique de la philosophie<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1983, p. 741b. Lalande se r\u00e9f\u00e8re alors \u00e0 Bertrand Russell (<em>La philosophie de Leibniz\u00a0: expos\u00e9 critique<\/em>, Paris, Gordon &amp; Breach, 1970, \u00a7 117, 122, 123), lequel a, selon lui, \u00ab\u00a0bien mis en lumi\u00e8re\u00a0\u00bb cet \u00e9sot\u00e9risme. <a id=\"note-8\" href=\"#ref-8\">8<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn9\">\n<p><a id=\"note-9\" href=\"#ref-9\">9<\/a>\u00a0Voir Marie-Fr\u00e9d\u00e9rique Pellegrin, <em>op. cit.<\/em>, p. 34. <a id=\"note-9\" href=\"#ref-9\">9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn10\">\n<p><a id=\"note-10\" href=\"#ref-10\">10<\/a>\u00a0Fran\u00e7ois Gr\u00e9goire, <em>Les grands probl\u00e8mes m\u00e9taphysiques<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1954, p. 114. <a id=\"note-10\" href=\"#ref-10\">10<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn11\">\n<p><a id=\"note-11\" href=\"#ref-11\">11<\/a>\u00a0Plotin, <em>Enn\u00e9ades<\/em>, V, trait\u00e9 num\u00e9ro II, chapitre 1, traduction par \u00c9mile Br\u00e9hier, Paris, Bud\u00e9, 1924-1938. <a id=\"note-11\" href=\"#ref-11\">11<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019argument de saint Anselme, appel\u00e9 aussi l\u2019argument m\u00e9taphysique, puis l\u2019argument ontologique (par Kant), prend pour acquis l\u2019id\u00e9e de perfection divine et en inf\u00e8re l\u2019existence de Dieu. L\u2019argument semble vide. 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