{"id":1672,"date":"2011-07-26T07:26:36","date_gmt":"2011-07-26T11:26:36","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=1672"},"modified":"2011-09-17T13:51:20","modified_gmt":"2011-09-17T17:51:20","slug":"1-6-1-le-potentiel-fondamental","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1672","title":{"rendered":"1.6.1 Le potentiel fondamental"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le concept de potentiel r\u00e9el est, en un sens pr\u00e9cis, le plus fondamental des concepts scientifiques. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini, plus haut, \u00e0 partir de la m\u00e9canique quantique. En fait, il peut \u00eatre aussi bien d\u00e9fini \u00e0 partir de toute th\u00e9orie physico-math\u00e9matique qui comporte un d\u00e9terminisme de type quantique (d\u00e9terminisme probabiliste). Il pourrait, par exemple, \u00eatre d\u00e9fini \u00e0 partir de la th\u00e9orie des supercordes<a name=\"_ftnref1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn1\">[1]<\/a>. En outre, il pourrait \u00eatre appliqu\u00e9 tel quel, avec son exactitude math\u00e9matique (en tant que graphe arborescent), \u00e0 tout autre domaine de recherche, tel que la biologie ou les sciences cognitives. Le concept de potentiel r\u00e9el est pertinent \u00e0 toute science, tout domaine de recherche.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il n\u2019est pas s\u00fbr que ce potentiel fondamental exprime ce que nous avons appel\u00e9 plus haut le \u00ab\u00a0d\u00e9terminisme originel\u00a0\u00bb. Celui-ci doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant peut-\u00eatre encore plus fondamental. Il est tout \u00e0 fait possible que toute la science actuelle combin\u00e9e avec les concepts d\u00e9velopp\u00e9s dans cet ouvrage ne soient pas en mesure d\u2019exprimer math\u00e9matiquement ce d\u00e9terminisme originel.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un \u00eatre humain est lui-m\u00eame dot\u00e9 d\u2019un potentiel r\u00e9el, qui comporte tout ce qui lui est r\u00e9ellement possible en tant qu\u2019apprentissage, projet, action ou r\u00e9alisation. Le potentiel humain r\u00e9el repr\u00e9sente la version en soi la plus objective de ce qui nous est accessible. Il l\u2019est m\u00eame encore plus que la science elle-m\u00eame dans la mesure o\u00f9 celle-ci est vue comme un sous-produit du potentiel humain. Il nous faudra admettre, d\u2019ailleurs, que le potentiel r\u00e9el d\u2019un humain est incommensurablement plus riche et plus grand que ce qui est couramment d\u00e9sign\u00e9 sous l\u2019expression de \u00ab\u00a0potentiel humain\u00a0\u00bb telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 comprise jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, qui ne repr\u00e9sente gu\u00e8re qu\u2019un ensemble relativement restreint de possibilit\u00e9s subjectives ou culturelles \u00e9tabli \u00e0 partir de l\u2019exp\u00e9rience historique de l\u2019humanit\u00e9. Celle-ci poss\u00e8de elle-m\u00eame un immense potentiel r\u00e9el qui d\u00e9passe encore s\u00fbrement tout ce que quiconque a pu imaginer jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Toutes les sciences sont int\u00e9gr\u00e9es entre elles par l\u2019unicit\u00e9 du potentiel r\u00e9el conjugu\u00e9 de leurs recherches respectives. Cela signifie en d\u2019autres termes que le potentiel r\u00e9el de l\u2019Univers d\u00e9crit par la physique, joint au potentiel r\u00e9el de la biosph\u00e8re d\u00e9crite par la biologie et aux potentiels humains r\u00e9els tels que compris par les sciences humaines, toutes ces disciplines \u00e9tant envisag\u00e9es dans leur \u00e9tat actuel, constitue le potentiel global commun de la science actuelle. Celui-ci est lui-m\u00eame issu du potentiel originel d\u2019intelligence avanc\u00e9e (selon la version humaine) qui existait au point de d\u00e9part de notre Univers. Il existe, en effet, ind\u00e9pendamment de la repr\u00e9sentation actuelle en termes de \u00ab\u00a0Big Bang\u00a0\u00bb, une sorte d\u2019origine universelle dont la signification est plus profonde, plus fondamentale. La th\u00e9orie du Big Bang et toute la physique actuelle en sont des sous-produits. Il existe un Univers en soi, \u00e0 relier au\u00a0potentiel global de l\u2019Humanit\u00e9 (ou de l\u2019intelligence avanc\u00e9e) qui sert de r\u00e9f\u00e9rence implicite \u00e0 notre rationalit\u00e9 scientifique et philosophique. C\u2019est de ce potentiel fondamental, qu\u2019en un sens d\u00e9tourn\u00e9, la m\u00e9canique quantique et la cosmologie actuelle tentent de donner une repr\u00e9sentation physico-math\u00e9matique.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le projet commun de l\u2019ensemble des disciplines \u2014 comprendre la r\u00e9alit\u00e9 \u2014 permet de constituer l\u2019unicit\u00e9 de l\u2019Univers r\u00e9f\u00e9rentiel, le puits commun des potentialit\u00e9s, malgr\u00e9 la diversit\u00e9 des objets et des m\u00e9thodes. Cette unicit\u00e9 ne nous appara\u00eet pas comme d\u00e9ductible d\u2019axiomes\u00a0; elle nous appara\u00eet comme une \u00e9vidence fondamentale. Une int\u00e9gration effective des disciplines se fait implicitement par l\u2019ensemble commun des textes-sources de r\u00e9f\u00e9rences. Ce Grand ensemble autor\u00e9f\u00e9rentiel (Gea) appara\u00eet comme la figure la plus concr\u00e8te du potentiel d\u2019intelligence avanc\u00e9e, qui est le vrai fondement de notre Univers. Les diff\u00e9rents chercheurs se reconnaissent mutuellement comme faisant partie du m\u00eame Univers, mais il s\u2019agit de l\u2019Univers-Gea, l\u2019univers r\u00e9f\u00e9rentiel. Ils ne s\u2019entendent pas aussi bien pour harmoniser leurs th\u00e9ories<a name=\"_ftnref2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn2\">[2]<\/a>.\u00a0<\/p>\n<p><strong>1.6.2\u00a0La diminution irr\u00e9versible du potentiel r\u00e9el et l\u2019accroissement des capacit\u00e9s effectives<\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le potentiel r\u00e9el de l\u2019Univers contenait toutes les entit\u00e9s et tous les processus qui sont devenus effectifs depuis le d\u00e9but. C\u2019est pourquoi il para\u00eet paradoxal d\u2019affirmer maintenant qu\u2019une r\u00e8gle du potentiel r\u00e9el est qu\u2019il diminue constamment et irr\u00e9versiblement avec le temps<a name=\"_ftnref3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn3\">[3]<\/a>. Il diminue m\u00eame tr\u00e8s rapidement en termes de quantit\u00e9 absolue de possibilit\u00e9s r\u00e9elles. Le potentiel r\u00e9el de l\u2019Univers perd, \u00e0 chaque instant, un nombre de possibilit\u00e9s qui se chiffrent en beaucoup plus que des milliards par seconde. Cela s\u2019explique si on observe que le graphe arborescent, qui repr\u00e9sente les potentialit\u00e9s r\u00e9elles de l\u2019Univers, poss\u00e8de une structure fine de micro-\u00e9v\u00e9nements quantiques. \u00c9tant donn\u00e9 le nombre de particules dans l\u2019Univers (l\u2019Univers observable), il n\u2019est gu\u00e8re \u00e9tonnant qu\u2019un grand nombre d\u2019\u00e9v\u00e9nements quantiques s\u2019y produisent \u00e0 chaque instant. Cependant le taux de diminution par seconde est relativement faible si l\u2019on tient compte de la quantit\u00e9 plus qu\u2019astronomique de possibilit\u00e9s r\u00e9elles qui sont incluses dans le potentiel global. En outre, ce processus de diminution ne signifie pas que rien de nouveau ne peut appara\u00eetre dans l\u2019Univers<a name=\"_ftnref4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn4\">[4]<\/a>.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Et ce qui est vrai du potentiel global l\u2019est \u00e9galement, pour des raisons similaires, en ce qui concerne les potentialit\u00e9s r\u00e9elles d\u2019un syst\u00e8me physique ou biologique, ou m\u00eame d\u2019un humain, elles diminuent irr\u00e9versiblement, et en grand nombre, avec le temps, bien qu\u2019en proportion g\u00e9n\u00e9ralement modeste, si le syst\u00e8me est au d\u00e9part tr\u00e8s complexe.\u00a0<\/p>\n<p>Par exemple, supposons que l\u2019exp\u00e9rience des fentes de Young<a name=\"_ftnref5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn5\">[5]<\/a> a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e quelque part, \u00e0 un certain moment, et qu\u2019on a effectivement envoy\u00e9 \u00e0 travers les deux fentes un \u00e9lectron, et un seul, lequel a provoqu\u00e9 ensuite un scintillement sur l\u2019\u00e9cran\u00a0; les physiciens s\u2019accordent sur le fait que ce photon avait, d\u2019apr\u00e8s les lois de base de la m\u00e9canique quantique, une certaine probabilit\u00e9 <em>p(r)<\/em> de\u00a0se manifester \u00e0 un endroit <em>r<\/em> de l\u2019\u00e9cran\u00a0; si on a observ\u00e9 le scintillement provoqu\u00e9 par le photon \u00e0 l\u2019endroit <em>r<\/em><sub>o<\/sub> de l\u2019\u00e9cran, cela signifie que toutes les autres possibilit\u00e9s se sont par le fait m\u00eame \u00e9vanouies. C\u2019est ce qu\u2019on appelle la \u00ab\u00a0<em>r\u00e9duction du paquet d\u2019onde<\/em>\u00a0\u00bb. Les probabilit\u00e9s <em>p(r)<\/em> \u00e9taient, par d\u00e9finition, des <em>probabilit\u00e9s r\u00e9elles<\/em> de ce syst\u00e8me, lui-m\u00eame consid\u00e9r\u00e9 comme r\u00e9el. La r\u00e9duction des possibilit\u00e9s se comprend donc comme s\u2019effectuant sur un ensemble de possibilit\u00e9s r\u00e9elles qui se r\u00e9duisent effectivement \u00e0 une seule, celle qui s\u2019actualise \u00e0 cet instant du temps r\u00e9el.\u00a0<\/p>\n<p>Par extension, on peut consid\u00e9rer les probabilit\u00e9s r\u00e9elles des \u00e9tats de tout syst\u00e8me physique, dans cet Univers. La th\u00e9orie quantique s\u2019appliquant en droit \u00e0 tout syst\u00e8me, il s\u2019applique donc (en droit, sinon en pratique) aux \u00eatres vivants et m\u00eame aux \u00eatres humains. Dans ces derniers cas, les probabilit\u00e9s r\u00e9elles ne sont pas en fait calculables. Nous admettons ici, cependant, qu\u2019elles le sont en droit. Et, comme dans le cas de l\u2019\u00e9lectron, tout un ensemble de possibilit\u00e9s r\u00e9elles se r\u00e9duisent \u00e0 une seule, qui s\u2019actualise effectivement dans le temps r\u00e9el.\u00a0<\/p>\n<p>Il ne faut pas confondre les potentialit\u00e9s r\u00e9elles avec les potentialit\u00e9s <em>effectives<\/em> qui, elles, tendent \u00e0 cro\u00eetre, pour un \u00eatre humain, parfois de fa\u00e7on extraordinaire. Ce n\u2019est pas un principe, mais une cons\u00e9quence logique de la d\u00e9finition du potentiel r\u00e9el. Les potentialit\u00e9s effectives sont un sous-ensemble du potentiel r\u00e9el, regroupant les possibilit\u00e9s qu\u2019on peut effectivement actualiser ou d\u00e9velopper \u00e0 court terme.\u00a0<\/p>\n<p>Le fait est que, dans l\u2019histoire, l\u2019humain a vu ses capacit\u00e9s effectives augmenter, et m\u00eame de fa\u00e7on spectaculaire, notamment du fait de la recherche scientifique, si nous voyons celle-ci comme une activit\u00e9 humaine qui lib\u00e8re des potentialit\u00e9s, par exemple, d\u2019ordre technologique. Les <em>scientifiques<\/em>, d\u2019ailleurs, ne cherchent gu\u00e8re \u00e0 expliquer ce ph\u00e9nom\u00e8ne au moyen de leurs th\u00e9ories\u00a0; ils ne se prononcent que tr\u00e8s rarement sur la compatibilit\u00e9 de leurs th\u00e9ories avec le fait m\u00eame de la recherche. Le fait de l\u2019accroissement du potentiel humain effectif s\u2019explique d\u2019autant plus mal \u00e9tant donn\u00e9 la diminution constante et rapide des potentialit\u00e9s r\u00e9elles. La possibilit\u00e9 de cette augmentation des capacit\u00e9s effectives peut cependant s\u2019expliquer en partie par le potentiel de l\u2019Univers consid\u00e9r\u00e9 d\u2019apr\u00e8s les conditions initiales, tr\u00e8s particuli\u00e8res, et d\u2019apr\u00e8s l\u2019hypoth\u00e8se <em>T<sub>ia<\/sub><\/em><sub>.<\/sub><sub>\u00a0<\/sub><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c9tant donn\u00e9 l\u2019importance du concept d\u2019<em>effectivit\u00e9<\/em>, qui se trouve sp\u00e9cifiquement li\u00e9 aux r\u00e9ductions de potentiel r\u00e9el, l\u2019expressions d\u2019<em>effectivit\u00e9 r\u00e9ductionnelle<\/em> sera utilis\u00e9e dans ce qui suit lorsqu\u2019il importera particuli\u00e8rement d\u2019insister sur ce caract\u00e8re sp\u00e9cial de l\u2019effectivit\u00e9 en tant que caract\u00e8re du potentiel r\u00e9el susceptible de s\u2019actualiser pr\u00e9sentement, o\u00f9 le mot pr\u00e9sentement a le sens, selon le cas, d\u2019 \u00ab\u00a0imm\u00e9diatement\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0de nos jours\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019\u00e9poque pr\u00e9sente\u00a0\u00bb. Ainsi, lorsqu\u2019on parle de r\u00e9duction du paquet d\u2019onde (ou de r\u00e9duction du vecteur d\u2019\u00e9tat) en m\u00e9canique quantique, il s\u2019agit g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019une r\u00e9duction <em>effective<\/em> et non seulement <em>potentielle<\/em>. Il en sera de m\u00eame, dans ces pages, lorsque nous parlerons de <em>r\u00e9duction du potentiel r\u00e9el\u00a0<\/em>; il s\u2019agit g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019une r\u00e9duction effective. De fa\u00e7on coh\u00e9rente, il arrivera que des termes tels qu\u2019effectif, effectivit\u00e9 ou effectivement soient utilis\u00e9s au sens de l\u2019effectivit\u00e9 r\u00e9ductionnelle sans que cela ne soit explicit\u00e9 lorsque le contexte rendra le propos suffisamment clair.\u00a0<\/p>\n<p><strong>1.6.3\u00a0Potentiel effectif et causalit\u00e9 physico-cognitive<\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le potentiel effectif est donc lui-m\u00eame un potentiel r\u00e9el, mais un potentiel r\u00e9el susceptible de se r\u00e9aliser imm\u00e9diatement ou, du moins, qui est susceptible d\u2019\u00eatre actualis\u00e9 dans un temps relativement court. Lorsqu\u2019une potentialit\u00e9 r\u00e9elle devient une potentialit\u00e9 effective, il s\u2019agit d\u2019une sorte sp\u00e9cifique de processus physique, distinct de tout processus descriptible au moyen du formalisme physico-math\u00e9matique de la science actuelle, soit en fait la du formalisme physico-math\u00e9matique de la m\u00e9canique quantique. C\u2019est pourquoi nous parlerons d\u2019une sorte distincte de causalit\u00e9, que nous appellerons la <em>causalit\u00e9 physico-cognitive<\/em>, dont l\u2019effet est de rendre effective une partie du potentiel r\u00e9el qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 effective jusqu\u2019\u00e0 ce moment. Nous verrons que ce type de causalit\u00e9 s\u2019av\u00e9rera applicable en particulier dans les sciences cognitives et nous permettra de clarifier certaines \u00e9nigmes rattach\u00e9es \u00e0 la conscience.\u00a0<\/p>\n<p><strong>1.6.4 Pr\u00e9formationnisme et \u00e9pig\u00e9n\u00e9tisme<\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, deux th\u00e9ories rivales avaient pour but d\u2019expliquer le d\u00e9veloppement embryonnaire. Selon les pr\u00e9formationnistes, l\u2019embryon se d\u00e9veloppe \u00e0 partir d\u2019un homoncule qui se trouve dans le spermatozo\u00efde ou l\u2019ovule. Toutes les structures du corps s\u2019y trouvent d\u00e9j\u00e0, quoique trop petites pour \u00eatre vues. Les \u00e9pig\u00e9n\u00e9tistes (ou vitalistes) niaient que l\u2019embryon soit structur\u00e9 au d\u00e9part. Selon eux, l\u2019\u0153uf f\u00e9cond\u00e9 est pourvu d\u2019un potentiel informe. Selon Stephen J. Gould, la conception \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiste est bien moins proche de celle que les scientifiques tiennent pour valable de nos jours. Car la \u00ab\u00a0prodigieuse complexit\u00e9 d\u2019un corps humain ne peut surgir miraculeusement d\u2019un n\u00e9ant informe<a name=\"_ftnref6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn6\">[6]<\/a>\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le concept de potentiel r\u00e9el diff\u00e8re de ce que ces deux th\u00e9ories pr\u00e9voient. Il consiste \u00e0 comprendre le d\u00e9veloppement embryonnaire comme r\u00e9sultant des lois de base de la mati\u00e8re combin\u00e9es \u00e0 la contrainte structurante des conditions initiales. Notre conception est plus proche du pr\u00e9formationnisme dans la mesure o\u00f9 l\u2019on y admet l\u2019id\u00e9e qu\u2019une structure complexe de conditions initiales et de potentialit\u00e9s r\u00e9elles existe r\u00e9ellement, d\u00e8s le point de d\u00e9part du d\u00e9veloppement embryonnaire. Et, en m\u00eame temps, notre conception est relativement proche de la conception \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiste \u00e9tant donn\u00e9 l\u2019usage qu\u2019on y est fait de la notion de potentiel. En gros, on pourrait admettre que la conception pr\u00e9formationniste pointe en direction du r\u00f4le jou\u00e9 par les conditions initiales, alors que la conception \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiste fait signe en direction du r\u00f4le jou\u00e9 par les lois de base de la nature. Il n\u2019en reste pas moins que la m\u00e9thode bas\u00e9e sur le concept de potentiel r\u00e9el est tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle de ces conceptions d\u00e9pass\u00e9es. En effet, le concept de potentiel r\u00e9el est con\u00e7u d\u2019embl\u00e9e \u00e0 partir des lois physico-math\u00e9matiques. D\u2019une part, la structure envisag\u00e9e par le pr\u00e9formationnisme n\u2019est qu\u2019une sorte de calque de l\u2019organisme adulte et, d\u2019autre part, le \u00ab\u00a0potentiel\u00a0\u00bb des \u00e9pig\u00e9n\u00e9tistes est informe et n\u2019a apparemment rien de math\u00e9matique.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le biologiste Jacques Monod explique\u00a0le d\u00e9veloppement embryonnaire de mani\u00e8re relativement proche de celle du potentiel r\u00e9el, mais avec encore quelques diff\u00e9rences importantes. Faisant allusion \u00e0 l\u2019ancienne \u00ab\u00a0querelle des pr\u00e9formationnstes et des \u00e9pig\u00e9n\u00e9tistes\u00a0\u00bb, il explique en quoi diff\u00e8re la conception actuelle, issue de la biologie mol\u00e9culaire.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00ab\u00a0La structure achev\u00e9e, \u00e9crit-il, n\u2019\u00e9tait nulle part, en tant que telle, pr\u00e9form\u00e9e. Mais le plan de la structure \u00e9tait pr\u00e9sent dans ses constituants eux-m\u00eames. Elle peut donc se r\u00e9aliser de fa\u00e7on autonome et spontan\u00e9e, sans intervention ext\u00e9rieure, sans injection d\u2019information nouvelle. <span style=\"text-decoration: underline;\">L\u2019information \u00e9tait pr\u00e9sente, mais inexprim\u00e9e, dans les constituants<\/span>. La construction \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique d\u2019une structure n\u2019est pas une <em>cr\u00e9ation<\/em>, c\u2019est une <em>r\u00e9v\u00e9lation<\/em><a name=\"_ftnref7\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftn7\">[7]<\/a>\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>Monod laisse donc entendre qu\u2019il existe, \u00e0 l\u2019origine du d\u00e9veloppement embryonnaire, une certaine structure ou, du moins, le \u00ab\u00a0plan\u00a0\u00bb d\u2019une certaine structure. Cependant le concept d\u2019information est utilis\u00e9 par Monod comme une sorte de substitut de la causalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique. Tout se passe, selon lui, comme si les cellules \u00e9taient capables de \u00ab\u00a0lire\u00a0\u00bb des informations \u00e0 m\u00eame les constituants au fur et \u00e0 mesure que celles-ci se \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e8lent\u00a0\u00bb. Or, cette \u00ab\u00a0capacit\u00e9 de lire\u00a0\u00bb une \u00ab\u00a0information\u00a0\u00bb qui \u00ab\u00a0se r\u00e9v\u00e8le\u00a0\u00bb peu \u00e0 peu semble bien \u00eatre une m\u00e9taphore pour rendre compte de ce qui a \u00e9t\u00e9 ici d\u00e9fini comme une causalit\u00e9 apparente d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9tique (voir plus haut, section 1.3.2). Le langage en termes de potentiel r\u00e9el, qui n\u2019est pas \u00e0 proprement parler un langage physicaliste, semble donc plus appropri\u00e9 pour d\u00e9crire sans \u00e9quivoque \u00e0 la fois le d\u00e9veloppement embryonnaire, qui rel\u00e8ve de l\u2019embryologie, et les processus \u00e9volutifs de base de la mati\u00e8re, qui rel\u00e8ve de la physique th\u00e9orique.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019embryogen\u00e8se est, sinon une r\u00e9capitulation de l\u2019\u00e9volution biologique, du moins une repr\u00e9sentation et une reprise simplifi\u00e9e du d\u00e9veloppement du potentiel \u00e9volutif de la vie initiale. Telle qu\u2019on la d\u00e9crit depuis Darwin, la s\u00e9lection naturelle se trouve \u00e0 bien illustrer la diminution du potentiel r\u00e9el. On peut la comprendre comme une \u00e9limination progressive des branches du potentiel qui ne se seront pas r\u00e9alis\u00e9es de fa\u00e7on effective. Ce processus est en droit l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un trajet potentio-temporel qui correspond au parcourt \u00e9volutif de la biosph\u00e8re depuis son origine dans le graphe du potentiel. Une repr\u00e9sentation semblable, en termes de potentiel r\u00e9el et d\u2019effectuation d\u2019un trajet, correspond au processus de l\u2019embryon proprement dit qui se d\u00e9veloppe. L\u2019embryon d\u00e9velopp\u00e9 effectivement est en quelque sorte celui qui a \u00ab\u00a0r\u00e9ussi\u00a0\u00bb, tous les autres ayant \u00e9t\u00e9 retranch\u00e9s \u00e0 cause du fait qu\u2019il n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s par la nature, ou du simple fait qu\u2019ils n\u2019ont pas eu la chance de se faire valoir, ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s par un choix al\u00e9atoire. On peut donc voir le g\u00e9nome actuel comme un r\u00e9sum\u00e9 tr\u00e8s bref de toute la longue s\u00e9rie de mutations favorables qui se seront \u00e9chelonn\u00e9es sur plusieurs centaines de millions d\u2019ann\u00e9es. Ce qui \u00e9tait au d\u00e9part un graphe en arbre comportant de nombreuses probabilit\u00e9s r\u00e9elles est devenu un arbre r\u00e9tr\u00e9ci qui permet d\u2019obtenir un certain r\u00e9sultat \u2014 l\u2019organisme \u00e0 la maturit\u00e9 \u2014\u00a0cet \u00e9tat final se r\u00e9alisant avec une probabilit\u00e9 nettement plus grande que dans le cas du processus \u00e9volutif.<\/p>\n<div><a title=\"1.7 Le concept de t\u00e9los\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1678\">Suite<\/a><\/div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div id=\"ftn1\">\n<p><a name=\"_ftn1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref1\">[1]<\/a> La th\u00e9orie des supercordes est l\u2019une des th\u00e9ories physiques connues actuellement comme les plus prometteuses pour l\u2019avenir. Elle permettrait par exemple d\u2019unifier les interactions fondamentales y compris la gravitation. Cependant on n\u2019a pas pu encore la corroborer faute d\u2019exp\u00e9rience pr\u00e9cise \u00e0 cette fin.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a name=\"_ftn2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref2\">[2]<\/a> Le concept du Gea, le Grand ensemble auto-r\u00e9f\u00e9rentiel, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 en tant que concept philosophique dans\u00a0<em><a title=\"Le Dieu imparfait\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2082\" target=\"_blank\">Le Dieu imparfait. Essai de philosophie pour notre temps<\/a><\/em>, Qu\u00e9bec, Presses Inter Universitaires, 2006.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a name=\"_ftn3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref3\">[3]<\/a> Il faut pr\u00e9ciser ici que cette caract\u00e9ristique du potentiel r\u00e9el d\u00e9coule directement de l\u2019interpr\u00e9tation selon les histoires consistantes qui d\u00e9pend de l\u2019actuelle th\u00e9orie physique. Il n\u2019est pas s\u00fbr que le potentiel fondamental ait la m\u00eame caract\u00e9ristique.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a name=\"_ftn4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref4\">[4]<\/a> Nous reviendrons sur la question de la nouveaut\u00e9 dans la <a title=\"4.1 Le potentiel biologique\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1856\" target=\"_blank\">section 4.1<\/a>. Quant \u00e0 la grandeur du potentiel r\u00e9el global, elle sera \u00e9valu\u00e9e dans la <a title=\"5.6 Les super-ordres de grandeur\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2068\" target=\"_blank\">section 5.6<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a name=\"_ftn5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref5\">[5]<\/a> L\u2019exp\u00e9rience des fentes de Young est l\u2019une des plus comment\u00e9es de la physique et, en particulier, de la m\u00e9canique quantique. L\u2019exp\u00e9rience originale a \u00e9t\u00e9 faite par Thomas Young, en 1801, dans le but d\u2019illustrer le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019interf\u00e9rence et donc le caract\u00e8re ondulatoire de la lumi\u00e8re. Depuis, elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9p\u00e9t\u00e9e \u2014 en conservant le m\u00eame nom \u2014 notamment en utilisant des \u00e9lectrons plut\u00f4t que la lumi\u00e8re (1961) et d\u2019autres sortes de particules. Cette exp\u00e9rience est devenue classique dans la p\u00e9dagogie de la m\u00e9canique quantique, th\u00e9orie qui pr\u00e9voit que m\u00eame <em>une seule<\/em> particule (photon, \u00e9lectron, etc.) se comporte comme si elle formait une onde.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a name=\"_ftn6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref6\">[6]<\/a> Stephen J. Gould, <em>Le sourire du flamant rose. R\u00e9flexions sur l\u2019histoire naturelle<\/em> (<em>The Flamingo\u2019s Smile<\/em>, 1985; traduction de Dominique Tayssi\u00e9, avec le concours de Marcel Blanc), Paris, Seuil, 1988, p. 163.\u00a0\u00c0 propos de la pertinence d\u2019utiliser des textes de vulgarisation, voir\u00a0l\u2019<a title=\"Avant-propos\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2887\" target=\"_blank\">Avant-propos<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn7\">\n<p><a name=\"_ftn7\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/70A0BE18-4E38-4FF4-845F-ACF54C56A5A2#_ftnref7\">[7]<\/a> Jacques Monod, <em>Le hasard et la n\u00e9cessit\u00e9. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne<\/em>, Paris, Seuil, 1970, p. 102 (les italiques sont de Monod, mais les soulignements sont ajout\u00e9s ici).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le concept de potentiel r\u00e9el est, en un sens pr\u00e9cis, le plus fondamental des concepts scientifiques. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini, plus haut, \u00e0 partir de la m\u00e9canique quantique. En fait, il peut \u00eatre aussi bien d\u00e9fini \u00e0 partir de toute th\u00e9orie physico-math\u00e9matique&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1317,"menu_order":61,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1672"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1672"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1672\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2885,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1672\/revisions\/2885"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1317"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1672"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1672"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}