{"id":1856,"date":"2011-07-31T09:15:26","date_gmt":"2011-07-31T13:15:26","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=1856"},"modified":"2014-10-06T19:16:36","modified_gmt":"2014-10-06T23:16:36","slug":"4-1-le-potentiel-biologique","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1856","title":{"rendered":"4.1 Le potentiel biologique"},"content":{"rendered":"<div>\n<div id=\"attachment_4625\" style=\"width: 148px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/Manifeste-science-gould.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4625\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-4625\" src=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/Manifeste-science-gould.jpg\" alt=\"Stephen Jay Gould\" width=\"138\" height=\"159\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4625\" class=\"wp-caption-text\">Stephen Jay Gould<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: right;\">\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 On a souvent indiqu\u00e9 de fa\u00e7on allusive l\u2019existence d\u2019un potentiel biologique. Ainsi Stephen J. Gould a \u00e9crit que les atavismes, ou l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e8lent qu\u2019il existe d\u2019\u00e9normes capacit\u00e9s latentes au sein des syst\u00e8mes g\u00e9n\u00e9tiques, et non pas essentiellement les contraintes et limites impos\u00e9es par le pass\u00e9 d\u2019un organisme\u00a0\u00bb. Ainsi les embryons de vert\u00e9br\u00e9s \u00ab\u00a0continuent \u00e0 mettre d\u2019abord en place les arcs branchiaux ant\u00e9rieurs (comme le faisaient les embryons ancestraux) et les transforment en m\u00e2choires\u00a0\u00bb. Il donne l\u2019exemple des tissus embryonnaires des poulets qui ont gard\u00e9 la capacit\u00e9 de former la dentine. Ce que Gould d\u00e9signe comme \u00ab\u00a0capacit\u00e9s latentes\u00a0\u00bb peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme un potentiel r\u00e9el du vivant. Dans ce cas, il s\u2019agit d\u2019un potentiel r\u00e9el biologique et humain \u00e0 la fois puisque l\u2019intervention humaine y est impliqu\u00e9e. Gould le laisse entendre comme un indice de l\u2019existence actuelle d\u2019un grand potentiel biologique et humain. Cela peut servir \u00e0 illustrer que les potentiels biologique et humain sont li\u00e9s de fa\u00e7on irr\u00e9ductible l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, ce qui indique que ce serait peut-\u00eatre une erreur de chercher \u00e0 les s\u00e9parer en invoquant par exemple le caract\u00e8re artificiel des r\u00e9sultats obtenus dans ce type d\u2019entreprise<a id=\"ref-1\" href=\"#note-1\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, le potentiel biologique sera d\u2019abord envisag\u00e9 ind\u00e9pendamment du reste de l\u2019\u00e9volution globale. Il est ici d\u00e9fini comme l\u2019ensemble des potentialit\u00e9s r\u00e9elles li\u00e9es \u00e0 la biosph\u00e8re terrestre<a id=\"ref-2\" href=\"#note-2\"><sup>2<\/sup><\/a>. Il peut \u00eatre d\u00e9crit, en pratique et de fa\u00e7on approximative, par le nombre de combinaisons math\u00e9matiquement possibles d\u2019un ensemble de g\u00e8nes, assimilables \u00e0 des groupements mol\u00e9culaires de l\u2019ADN.<\/p>\n<p><strong><em>\u00c9valuation du nombre de combinaisons g\u00e9n\u00e9tiques possibles<\/em><\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_4623\" style=\"width: 151px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/Manifeste-science-adn.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-4623\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-4623\" src=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/Manifeste-science-adn.jpg\" alt=\"Repr\u00e9sentation d'un fragment d'ADN\" width=\"141\" height=\"145\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4623\" class=\"wp-caption-text\">Repr\u00e9sentation d&rsquo;un fragment d&rsquo;ADN<\/p><\/div>\n<p>On peut estimer \u00e0 environ 30\u00a0000 le nombre de g\u00e8nes dans le g\u00e9nome humain et \u00e0 environ 3,5 milliards le nombre de paires de nucl\u00e9otides dans une mol\u00e9cule d\u2019ADN<a id=\"ref-3\" href=\"#note-3\"><sup>3<\/sup><\/a>. \u00c0 partir de ces donn\u00e9es, le nombre de recombinaisons math\u00e9matiquement possibles peut \u00eatre estim\u00e9 comme \u00e9tant de plus de 10<sup>10 000<\/sup>.<\/p>\n<p>Il faut consid\u00e9rer ce nombre comme une borne sup\u00e9rieure au nombre <em>g<\/em> de g\u00e9nomes r\u00e9ellement possibles dans le potentiel r\u00e9el initial de la vie terrestre. Un tel nombre est \u00e9videmment tr\u00e8s grand, mais il reste qguand m\u00eame un nombre fini. Nous pouvons voir que cela fait une diff\u00e9rence significative par rapport \u00e0 un nombre qui serait vraiment infini puisque, dans ce dernier cas, cela signifierait qu\u2019absolument toutes les formes sont possibles.<\/p>\n<p>Il est \u00e0 noter que le potentiel biologique r\u00e9el est sans doute encore bien plus grand que puisqu\u2019il d\u00e9pend des combinaisons de beaucoup plus de facteurs, en fait de l\u2019ensemble de l\u2019environnement physique, en commen\u00e7ant par l\u2019environnement terrestre, puis l\u2019environnement du syst\u00e8me solaire, etc.<a id=\"ref-4\" href=\"#note-4\"><sup>4<\/sup><\/a><\/p>\n<p>Le nombre de formes de vie r\u00e9ellement possibles, au d\u00e9but de l\u2019Univers, \u00e9tait sans doute sup\u00e9rieur \u00e0 <em>g<\/em> puisque d\u2019autres types de vie dont les bases physico-chimiques pouvaient diff\u00e9rer de celle de la vie terrestre pouvaient a priori contribuer au potentiel r\u00e9el initial. Il importe cependant de constater le caract\u00e8re fini de ce nombre li\u00e9 au potentiel r\u00e9el de l\u2019Univers.<\/p>\n<p>On sait que l\u2019ADN est un type de macromol\u00e9cule qui poss\u00e8de des propri\u00e9t\u00e9s particuli\u00e8res. L&rsquo;une d\u2019elles est que la s\u00e9quence des paires de bases y est non r\u00e9p\u00e9titive<a id=\"ref-5\" href=\"#note-5\"><sup>5<\/sup><\/a>. D\u2019apr\u00e8s la biologie mol\u00e9culaire, il se peut que toutes les s\u00e9quences y soient possibles. Le code g\u00e9n\u00e9tique para\u00eet chimiquement arbitraire, c\u2019est-\u00e0-dire que le transfert d\u2019information \u00e0 partir du g\u00e9nome pourrait tout aussi bien avoir lieu selon un code dont les r\u00e8gles sont diff\u00e9rentes. Le mot arbitraire signifie aussi, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, que le code existant n\u2019est pas d\u00e9ductible des lois physiques de base. Une possibilit\u00e9 r\u00e9elle ne peut, en effet, \u00eatre d\u00e9duite seulement \u00e0 partir des lois et des principes de base. Il est n\u00e9cessaire de tenir compte \u00e9galement des conditions initiales ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, des conditions pr\u00e9alables. D\u2019autres conditions initiales auraient vraisemblablement donn\u00e9 lieu \u00e0 un autre code. Le potentiel biologique initial de variation des g\u00e9nomes d\u00e9pend donc plut\u00f4t des conditions pr\u00e9alables du milieu physique ant\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Le potentiel biologique r\u00e9el est limit\u00e9 par ce que l\u2019environnement terrestre existant lui permet de d\u00e9velopper. Tout de m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 cet environnement et aux caract\u00e9ristiques du Soleil, qui est une \u00e9toile relativement tr\u00e8s stable, il a pu se d\u00e9velopper sur une dur\u00e9e consid\u00e9rable de plusieurs centaines de millions d\u2019ann\u00e9es. M\u00eame si, par d\u00e9finition, le potentiel r\u00e9el initial s\u2019est r\u00e9duit continuellement jusqu\u2019\u00e0 nos jours, on peut constater que les <em>possibilit\u00e9s effectives<\/em> se sont constamment et profond\u00e9ment renouvel\u00e9es. \u00c0 chacune des p\u00e9riodes recens\u00e9es des \u00e8res reconnues, soit le Cambrien, l\u2019Ordovicien, le Silurien etc., jusqu\u2019au dernier million d\u2019ann\u00e9es, de nouvelles esp\u00e8ces, de nouveaux types de structures et de fonctions sont apparus en se renouvelant de fa\u00e7on profonde, selon des successions qui sugg\u00e8rent diff\u00e9rentes sortes de progression, par exemple, les capacit\u00e9s natatoires, les capacit\u00e9s de sortie des eaux, les capacit\u00e9s de voler, etc.<\/p>\n<p>On peut tenter de d\u00e9crire certains des facteurs qui contribuent le plus clairement \u00e0 la d\u00e9termination du contenu du potentiel biologique. D\u2019abord, les facteurs les plus \u00e9vidents concernent les interactions mol\u00e9culaires impliquant l\u2019appareil g\u00e9n\u00e9tique. Cependant, on ne peut pas s\u00e9parer enti\u00e8rement le potentiel \u00e9volutif r\u00e9el du g\u00e9nome de celui de l\u2019environnement, car les caract\u00e8res effectifs de la sp\u00e9ciation et du perfectionnement rel\u00e8vent aussi des influences multiples de l\u2019environnement. La colonisation d\u2019un territoire, l\u2019isolement et la sp\u00e9ciation, le perfectionnement de l\u2019adaptation par la comp\u00e9tition, l\u2019isolement, la r\u00e9installation et la comp\u00e9tition d\u00e9pendent directement du potentiel r\u00e9el de l\u2019environnement, surtout local, et la sp\u00e9ciation et le perfectionnement de l\u2019adaptation rel\u00e8vent du potentiel r\u00e9el du g\u00e9nome.<\/p>\n<p>En outre, les facteurs environnementaux peuvent \u00eatre envisag\u00e9s d\u2019apr\u00e8s une perspective globale. Les facteurs saisonniers et le g\u00e9omagn\u00e9tisme, en particulier, jouent un r\u00f4le dans ce qui suscitent et favorise les migrations et, donc, les \u00e9changes de g\u00e8nes entre les populations. En fait, les processus rattachables \u00e0 la s\u00e9lection naturelle &#8211; qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une s\u00e9lection mol\u00e9culaire, biologique, g\u00e9ophysique, etc. &#8211; d\u00e9bordent de beaucoup l\u2019environnement proche des formes de vie impliqu\u00e9es. Ainsi on peut consid\u00e9rer les m\u00e9canismes g\u00e9ophysiques concernant la d\u00e9rive des continents, les courants marins, le g\u00e9omagn\u00e9tisme, les m\u00e9canismes astronomiques concernant la succession des saisons, etc.<\/p>\n<p>La longue histoire du vivant fait voir que le potentiel biologique global est devenu effectif \u00e0 la faveur de circonstances vari\u00e9es. Par exemple, il semble que la concentration plus grande de l\u2019oxyg\u00e8ne dans l\u2019atmosph\u00e8re a contribu\u00e9 puissamment \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019\u00e9volution<a id=\"ref-6\" href=\"#note-6\"><sup>6<\/sup><\/a>. \u00c0 cette \u00e9poque, un grand nombre d\u2019organismes ont donc \u00e9t\u00e9 rendus effectivement possibles pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n<p>L\u2019arbre phyl\u00e9tique des formes de vie connues, appel\u00e9 aussi arbre de Cu\u00e9not<a id=\"ref-7\" href=\"#note-7\"><sup>7<\/sup><\/a>, pourrait \u00eatre vu comme un r\u00e9sum\u00e9 essentiel du potentiel biologique initial. Cependant, pour cela, il faut supposer que l\u2019\u00e9volution a donn\u00e9 un ensemble effectif de formes de vie qui r\u00e9sume v\u00e9ritablement le potentiel r\u00e9el de formes qui existait au d\u00e9part, potentiel li\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re cellule et aux conditions de la vie terrestre. Il r\u00e9sume peut-\u00eatre tr\u00e8s peu le potentiel biologique global parce que celui-ci est peut-\u00eatre bien plus grand ou m\u00eame bien plus riche en diversit\u00e9 que ce qu\u2019il a pu faire sur la Terre. Ce potentiel est assur\u00e9ment tr\u00e8s grand, mais fort probablement inf\u00e9rieur au potentiel global de formes vivantes que l\u2019Univers pouvait produire au d\u00e9but. Globalement, le potentiel de l\u2019Univers comprenait l\u2019ensemble des formes de vie \u00e9tait au d\u00e9part r\u00e9ellement possibles en quelque endroit appropri\u00e9 que ce soit de l\u2019Univers et non seulement sur la Terre.<\/p>\n<p>Nombre d\u2019aptitudes humaines ne sont pas r\u00e9put\u00e9es \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb. Par exemple, le calcul mental utilisant les quatre op\u00e9rations math\u00e9matiques de base est une aptitude qui a pu se r\u00e9v\u00e9ler assez t\u00f4t dans la pr\u00e9histoire ancienne. D\u2019autres exemples, plut\u00f4t diff\u00e9rents, sont par exemple la lecture ou la pratique d\u2019un instrument de musique. Ces cas n\u00e9cessitent des ann\u00e9es d\u2019apprentissage et il faut apparemment, en outre, qu\u2019une \u00e9volution socioculturelle se soit d\u2019abord d\u00e9roul\u00e9e pendant des mill\u00e9naires afin que les outillages requis deviennent effectivement disponibles. Toutes ces aptitudes humaines et bien d\u2019autres ont en fait d\u00fb \u00eatre inscrites, ou pr\u00e9vues, dans le potentiel global de l\u2019Univers. Elles sont donc, en ce sens, tout \u00e0 fait naturelles. Certaines sortes d\u2019aptitudes humaines n\u2019apparaissent nulle part ailleurs qu\u2019en l\u2019humain et semblent \u00e9chapper \u00e0 toutes les potentialit\u00e9s animales, comme par exemple lire et \u00e9crire, jouer en virtuose d\u2019un instrument de musique ou encore explorer l\u2019espace interplan\u00e9taire\u2026 Toutefois cette situation, envisag\u00e9e d\u2019une certaine fa\u00e7on, n\u2019est que la transposition \u00e0 un autre niveau de ce qui appara\u00eet d\u00e9j\u00e0 dans ce qu\u2019on appelle la \u00ab\u00a0nature\u00a0\u00bb. En effet, certaines aptitudes du vivants semblent contraires aux propri\u00e9t\u00e9s de la mati\u00e8re, comme par exemple les aptitudes \u00e0 percevoir, \u00e0 communiquer, \u00e0 voler\u2026 Il faut donc admettre que la nature est assez diff\u00e9renci\u00e9e, assez productrice de diff\u00e9rences profondes, pour englober l\u2019humain avec le reste. Nous reviendrons sur cette question de la place de l\u2019humain dans la nature, dans le <a href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/004FA770-D80F-41F8-BD25-728CCA054BF2\" target=\"_blank\">chapitre 5<\/a>.<\/p>\n<p><em>Remarque<\/em>\u00a0: Au lieu de prendre le sens de l\u2019ensemble des potentialit\u00e9s r\u00e9elles de la biosph\u00e8re terrestre, il arrivera souvent que l\u2019expression de potentiel biologique soit utilis\u00e9e au sens des <em>nouvelles<\/em> formes de vie, incluant les nouvelles esp\u00e8ces vivantes qui sont apparues ou aurait pu r\u00e9ellement appara\u00eetre \u00e0 partir de transformations g\u00e9n\u00e9tiques quelconques depuis les d\u00e9buts de la vie terrestre.<\/p>\n<div><a title=\"4.1.1 Le caract\u00e8re limit\u00e9 et formel du potentiel biologique\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1864\">Suite<\/a><\/div>\n<p><a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a> Stephen Jay Gould, <em>Quand les poules auront des dents. R\u00e9flexions sur l\u2019histoire naturelle <\/em>(<em>Hen\u2019s Teeth and Horse\u2019s Toes<\/em>, 1983; traduction de Marie-France de Palom\u00e9ra), Paris, Seuil, 1991, p. 212-213. Nous reviendrons sur ce sujet dans le <a title=\"5- La place de l\u2019humain dans la nature\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1349\" target=\"_blank\">chapitre 5 (\u00ab La place de l\u2019humain dans la nature \u00bb)<\/a>. <a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a><\/p>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a> Plus g\u00e9n\u00e9ralement, il faudrait consid\u00e9rer un potentiel biologique qui pourrait \u00eatre li\u00e9 \u00e0 tout milieu propice \u00e0 la vie dans l\u2019Univers. Par commodit\u00e9, il suffira souvent de consid\u00e9rer le seul cas de la vie terrestre. <a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a id=\"note-3\" href=\"#ref-3\">3<\/a> Cf. John C. Eccles, d\u2019apr\u00e8s une communication personnelle avec T. Dobzhansky, dans <em>The Self and Its Brain<\/em>, par Karl R. Popper et John C. Eccles, New York, Springer International, 1977, p. 559. <a id=\"note-3\" href=\"#ref-3\">3<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a id=\"note-4\" href=\"#ref-4\">4<\/a> Ce nombre est tellement \u00e9norme qu\u2019il vaut mieux l\u2019envisager au moyen d\u2019une notation sp\u00e9ciale. Nous verrons, \u00e0 la <a href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/7C28E3A1-B379-4C72-AA87-2E83A007EAA8\" target=\"_blank\">section 5.6<\/a> (\u00ab\u00a0Les super-ordres de grandeurs\u00a0\u00bb), que diff\u00e9rents types de nombres tr\u00e8s grands peuvent \u00eatre distingu\u00e9s de fa\u00e7on utile lorsqu\u2019il s\u2019agit de comparer les grandeurs respectives de diff\u00e9rents potentiels r\u00e9els. <a id=\"note-4\" href=\"#ref-4\">4<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a id=\"note-5\" href=\"#ref-5\">5<\/a> C\u2019est pour cette raison que Jacques Monod d\u00e9crit l\u2019ADN comme\u00a0un \u00ab\u00a0cristal ap\u00e9riodique\u00a0\u00bb (J. Monod, <em>Le hasard et la n\u00e9cessit\u00e9. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne<\/em>, Paris, Seuil, 1970, p. 121). <a id=\"note-5\" href=\"#ref-5\">5<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a id=\"note-6\" href=\"#ref-6\">6<\/a> Voir par exemple l\u2019article de Mark McMenamin, \u00ab\u00a0La multiplication des esp\u00e8ces animales\u00a0\u00bb, dans <em>Les fossiles, t\u00e9moins de l\u2019\u00c9volution<\/em>, Pour la Science (1981-1990), 1991, p. 28. L\u2019\u00e9volution des M\u00e9tazoaires se serait amorc\u00e9e, il y a environ 700 millions d\u2019ann\u00e9es, lorsque la concentration en O<sub>2<\/sub> a atteint 7 % de la valeur actuelle\u00a0(cf. Preston Cloud, <em>Les fossiles, t\u00e9moins de l\u2019\u00c9volution<\/em>,<em> op. cit.<\/em>, p. 26). <a id=\"note-6\" href=\"#ref-6\">6<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn7\">\n<p><a id=\"note-7\" href=\"#ref-7\">7<\/a> D\u2019apr\u00e8s le biologiste Lucien Cu\u00e9not (1866-1951). <a id=\"note-7\" href=\"#ref-7\">7<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 On a souvent indiqu\u00e9 de fa\u00e7on allusive l\u2019existence d\u2019un potentiel biologique. Ainsi Stephen J. Gould a \u00e9crit que les atavismes, ou l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9, \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e8lent qu\u2019il existe d\u2019\u00e9normes capacit\u00e9s latentes au sein des syst\u00e8mes g\u00e9n\u00e9tiques, et non pas essentiellement les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1343,"menu_order":410,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1856"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1856"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1856\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4626,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1856\/revisions\/4626"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1343"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1856"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1856"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}