{"id":1885,"date":"2011-08-01T10:43:52","date_gmt":"2011-08-01T14:43:52","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=1885"},"modified":"2011-09-22T16:56:42","modified_gmt":"2011-09-22T20:56:42","slug":"4-1-5-une-metonymie-dans-le-discours-biologique","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1885","title":{"rendered":"4.1.5 Une m\u00e9tonymie dans le discours biologique"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On a souvent us\u00e9 de la m\u00e9taphore darwinienne de \u00ab\u00a0la lutte pour la survie\u00a0\u00bb. Comme Gould le fait remarquer, cette m\u00e9taphore ne \u00ab\u00a0sous-tend pas de combat actif\u00a0\u00bb\u00a0; elle est plut\u00f4t une \u00ab\u00a0lutte pour que les g\u00e8nes soient pr\u00e9sents \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante\u00a0\u00bb selon plusieurs voies diff\u00e9rentes<a name=\"_ftnref1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftn1\">[1]<\/a>. Cependant, bien que cela soit, semble-t-il, demeur\u00e9 inaper\u00e7u jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, un autre proc\u00e9d\u00e9 rh\u00e9torique a \u00e9t\u00e9 au moins aussi souvent utilis\u00e9 par les biologistes. Il s\u2019agit de la m\u00e9tonymie. Un bon exemple de m\u00e9tonymie est celui de la \u00ab\u00a0fine lame\u00a0\u00bb pour d\u00e9signer un escrimeur<a name=\"_ftnref2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftn2\">[2]<\/a>. Dans le cas de la m\u00e9tonymie pr\u00e9sente dans le discours des biologistes, cependant, il ne s\u2019agit pas d\u2019une figure de style, mais plut\u00f4t d\u2019un sous-entendu plus ou moins conscient, sorte de non-dit d\u00e9coulant qui est devenu assez courant dans leur discours sur l\u2019\u00e9volution.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Revenons \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation qui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 ci-dessus (dernier paragraphe de la <a title=\"4.1.4. Le concept de ph\u00e9nom\u00e8ne probabilitaire\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1880\" target=\"_blank\">section 4.1.4<\/a>), concernant le sens \u00e0 donner \u00e0 la \u00ab\u00a0s\u00e9lection cr\u00e9atrice\u00a0\u00bb. Cette s\u00e9lection, qui est la s\u00e9lection darwinienne, ne s\u2019entend jamais comme produisant des effets ind\u00e9pendamment des lois de base de la nature. Celles-ci sont en quelque sorte sous-entendues dans le discours des biologistes qui s\u2019expriment en invoquant le r\u00f4le du hasard dans l\u2019\u00e9volution. Appelons cette interpr\u00e9tation l\u2019<em>interpr\u00e9tation de la m\u00e9tonymie<\/em>. Le mot m\u00e9tonymie sera pris ici dans le sens d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne rh\u00e9torique consistant \u00e0 exprimer le tout par la partie et, dans le cas qui nous occupe, le tout des lois de la nature par une partie de ces lois. On peut constater que la m\u00e9tonymie d\u00e9laisse facilement, dans l\u2019expression du tout, une partie qui est indispensable. Le r\u00f4le des lois de base n\u2019est jamais ni\u00e9, mais une confusion existe du fait qu\u2019on ne les implique pas formellement. Nous supposerons simplement qu\u2019en tant que scientifiques, les biologistes seraient d\u2019accord avec ce qui est d\u00e9crit ici s\u2019ils en prenaient connaissance.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Par exemple, Gould affirme que l\u2019essence du darwinisme consiste \u00e0 reconna\u00eetre que \u00ab\u00a0la s\u00e9lection naturelle est la principale force cr\u00e9atrice du changement \u00e9volutif<a name=\"_ftnref3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0\u00bb. Ce faisant, il ne veut pas signifier alors que les forces physiques n\u2019existent pas. Il n\u2019est pas plus incorrect, de la part d\u2019un biologiste, de dire par exemple que la s\u00e9lection naturelle <em>sculpte <\/em>les formes \u00e0 partir des potentialit\u00e9s r\u00e9elles sous-jacentes, ce qui rejoint quelque peu la m\u00e9tonymie de la fine lame pour d\u00e9signer un escrimeur. Pourtant, de m\u00eame que certains mat\u00e9riaux se pr\u00eatent mieux que d\u2019autres \u00e0 la sculpture, la s\u00e9lection naturelle ne peut produire des formes ind\u00e9pendamment des propri\u00e9t\u00e9s de la mati\u00e8re sur laquelle elle s\u2019effectue.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En particulier, le ph\u00e9nom\u00e8ne biologique de la convergence permet de constater le r\u00f4le essentiel mais discret des propri\u00e9t\u00e9s de la mati\u00e8re. On sait que l\u2019aptitude au vol s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e de multiples fa\u00e7ons, soit notamment chez les insectes, les pt\u00e9rosauriens, les oiseaux et les chauves-souris. Dans chacun de ces cas, le biologiste peut en pratique faire abstraction des propri\u00e9t\u00e9s physiques de la mati\u00e8re qui la rendent aptes au vol, la raison \u00e9tant qu\u2019elles semblent bien s\u2019appliquer de la m\u00eame fa\u00e7on dans chaque cas. Plus particuli\u00e8rement, le vol de l\u2019oiseau n\u2019a pu appara\u00eetre que parce qu\u2019il r\u00e9sultait de fa\u00e7on non trop improbable du potentiel de base. Comme cela aurait \u00e9t\u00e9 le cas pour les insectes volants, il semble que les membres qui devaient plus tard devenir des ailes servaient d\u2019abord \u00e0 la thermor\u00e9gulation<a name=\"_ftnref4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftn4\">[4]<\/a>. La convergence entre l\u2019\u0153il des vert\u00e9br\u00e9s et celui du calmar peut \u00e9galement illustrer les contraintes issues des lois de base en ce qui concerne la propagation de la lumi\u00e8re.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 De fa\u00e7on frappante, le cas de l\u2019apparition du cerveau humain illustre l\u2019importance du potentiel r\u00e9el pour l\u2019\u00e9volution biologique. Cet organe pr\u00e9sente de multiples fonctions\u00a0: perception minutieuse de l\u2019environnement, tr\u00e8s grande capacit\u00e9 d\u2019apprentissage sensori-moteur, langage de double articulation (mots et phrases), r\u00e9solution de probl\u00e8mes, chant, lecture, \u00e9criture, po\u00e9sie, conception d\u2019\u0153uvres d\u2019art, virtuosit\u00e9s musicales, exp\u00e9rimentations scientifiques, etc. Ce cerveau est bien plus dou\u00e9 que ne l\u2019exigeaient les strictes conditions initiales de survie. S. J. Gould\u00a0\u00e9crit ceci \u00e0 ce propos\u00a0: \u00ab\u00a0Je soup\u00e7onne, par exemple, que de nombreuses et importantes fonctions du cerveau humain ont r\u00e9sult\u00e9 de cooptations de traits dans le cadre de la construction d\u2019un ordinateur bien plus gros que n\u00e9cessaire pour les besoins limit\u00e9s de l\u2019adaptation<a name=\"_ftnref5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftn5\">[5]<\/a>\u00bb. Pr\u00e9cis\u00e9ment, cette potentialit\u00e9 de cooptation \u00e9tait inscrite dans le potentiel r\u00e9el de la biosph\u00e8re comme r\u00e9sultant logiquement des lois de base. D\u00e8s lors, la s\u00e9lection naturelle repr\u00e9sente une condition logique incontournable de capacit\u00e9 adaptative suffisante pour les potentialit\u00e9s qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Il s\u2019agit alors de ne pas confondre l\u2019essentiel de ce qui rend possible l\u2019\u00e9volution avec une des contraintes auxquelles le processus r\u00e9el doit se conformer.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Un autre cas, le meilleur peut-\u00eatre, qui est apte \u00e0 faire voir la fa\u00e7on dont les potentialit\u00e9s r\u00e9elles peuvent se manifester, est celui de la n\u00e9ot\u00e9nie. Lorsque le cerveau de certains primates est pass\u00e9 au cerveau humain par croissance pr\u00e9natale, une potentialit\u00e9 sous-jacente de la mati\u00e8re organis\u00e9e s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e ind\u00e9pendamment de l\u2019action directe de la s\u00e9lection naturelle. En d\u2019autres termes, il fallait bien que le potentiel de n\u00e9ot\u00e9nie existe d\u2019abord avant que la s\u00e9lection naturelle ait l\u2019occasion d\u2019agir. Y avait-il eu s\u00e9lection pr\u00e9alable de formes de vie tendant \u00e0 comporter de la n\u00e9ot\u00e9nie\u00a0? Peut-\u00eatre, mais ce n\u2019est tout de m\u00eame pas la s\u00e9lection naturelle qui en a cr\u00e9\u00e9 la possibilit\u00e9 r\u00e9elle dans cet univers. Elle a plut\u00f4t jou\u00e9 un r\u00f4le d\u2019\u00e9limination de possibilit\u00e9s r\u00e9elles. C\u2019est pourquoi on peut dire que la s\u00e9lection naturelle appara\u00eet comme un cas particulier du principe de r\u00e9duction des potentialit\u00e9s r\u00e9elles. C\u2019est un autre aspect, moins \u00e9vident, de la m\u00e9tonymie des biologistes.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une derni\u00e8re remarque sur ce sujet concerne plus particuli\u00e8rement l\u2019\u00e9tude de la vie artificielle. Les chercheurs qui \u0153uvrent dans ce domaine sont \u00e9galement susceptibles de laisser implicite le potentiel r\u00e9el qui est en cause et d\u2019attribuer l\u2019\u00e9volution observ\u00e9e \u00e0 la \u00ab\u00a0puissance de la s\u00e9lection\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la puissance du tri effectu\u00e9 parmi plusieurs r\u00e9sultats effectifs. Sans doute, on ne veut pas vraiment dire que la m\u00e9thode du tri est seule cr\u00e9ative de formes nouvelles, mais plut\u00f4t que le potentiel math\u00e9matique de base, surtout, est riche et que la m\u00e9thode du tri permet de traduire cette richesse math\u00e9matique en un processus \u00e9volutif analogue par certains c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9volution biologique.<\/p>\n<div><a title=\"4.2 La logique de l\u2019\u00e9volution\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1890\">Suite<\/a><\/div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a name=\"_ftn1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftnref1\">[1]<\/a> Stephen J. Gould, <em>Quand les poules auront des dents<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 21.<\/p>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a name=\"_ftn2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftnref2\">[2]<\/a> Le mot m\u00e9tonymie s\u2019entend ici en son sens propre, qui est un \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne par lequel un concept est d\u00e9sign\u00e9 par un terme d\u00e9signant un autre concept qui lui est reli\u00e9 par une relation qui est n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb (cette d\u00e9finition et cet exemple sont tir\u00e9s du <em>Petit Larousse<\/em>). On pourrait aussi utiliser le terme de synecdoque, dont le sens est voisin de celui de la m\u00e9tonymie, mais avec des nuances qui l\u2019\u00e9loigne de ce qui est signifi\u00e9 ici.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a name=\"_ftn3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftnref3\">[3]<\/a> Stephen Jay Gould, <em>Le pouce du panda<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 218.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a name=\"_ftn4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftnref4\">[4]<\/a> Voir Joel G. Kingsolver et M. A. R. Koehl, \u201cAerodynamics, thermoregulation and the evolution of insect wings: differential scaling and evolutionary change\u201d, in <em>Evolution<\/em>, \u00a0<em>39<\/em>: 488-504,1985.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a name=\"_ftn5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/3470403D-D6D7-4FD0-B916-E784CA7C204E#_ftnref5\">[5]<\/a> Stephen Jay Gould, <em>La foire aux dinosaures<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 14.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On a souvent us\u00e9 de la m\u00e9taphore darwinienne de \u00ab\u00a0la lutte pour la survie\u00a0\u00bb. Comme Gould le fait remarquer, cette m\u00e9taphore ne \u00ab\u00a0sous-tend pas de combat actif\u00a0\u00bb\u00a0; elle est plut\u00f4t une \u00ab\u00a0lutte pour que les g\u00e8nes soient pr\u00e9sents \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1856,"menu_order":415,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1885"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1885"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1885\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2917,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1885\/revisions\/2917"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1856"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}