{"id":2056,"date":"2011-08-08T09:04:52","date_gmt":"2011-08-08T13:04:52","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=2056"},"modified":"2011-08-08T13:54:11","modified_gmt":"2011-08-08T17:54:11","slug":"5-5-2-generaliser-le-paradoxe%e2%80%a6","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2056","title":{"rendered":"5.5.2 G\u00e9n\u00e9raliser le paradoxe\u2026"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le chercheur Steven Pinker commente le paradoxe de Wallace ainsi\u00a0: l\u2019apparente inutilit\u00e9 de l\u2019\u00e9volution de l\u2019intelligence humaine est un probl\u00e8me fondamental en psychologie, en biologie et en m\u00e9taphysique\u00a0; les premiers humains, explique-t-il, ne pouvaient se servir d\u2019un tel cerveau. Le but avou\u00e9 de Pinker est de \u00ab\u00a0ramener le paradoxe de Wallace d\u2019un myst\u00e8re qui \u00e9branle tous les fondements \u00e0 un probl\u00e8me de recherche [\u2026] ordinaire, dans les sciences humaines<a name=\"_ftnref1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb. Commentant la fa\u00e7on dont Gould a trait\u00e9 le paradoxe, Pinker se montre en d\u00e9saccord avec l\u2019argument de l\u2019ordinateur donn\u00e9 par Gould. En effet, ajoute Pinker non sans humour, cet ordinateur ne pourra se trouver apte \u00e0 jouer au morpion (par exemple\u00a0!) que si quelqu\u2019un le reprogramme.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pinker croit avoir trouv\u00e9 une meilleure piste de solution, qui fait l\u2019\u00e9conomie de cet \u00ab\u00a0acte de foi\u00a0\u00bb en la s\u00e9lection naturelle<a name=\"_ftnref2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn2\">[2]<\/a>. Il estime que Wallace s\u2019est \u00e9gar\u00e9, non pas parce qu\u2019il a fait fi de la s\u00e9lection naturelle, mais plut\u00f4t parce qu\u2019il a vu \u00ab\u00a0un ab\u00eeme\u00a0\u00bb entre la pens\u00e9e de chasseurs-cueilleurs et la rationalit\u00e9 moderne. Il faudrait plut\u00f4t cesser de voir une s\u00e9paration si profonde entre l\u2019humain et la nature.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ainsi, la s\u00e9lection naturelle, selon Pinker, \u00ab\u00a0ne nous a pas fa\u00e7onn\u00e9s pour que nous ayons de bonnes notes en science [mais] pour que nous ma\u00eetrisions l\u2019environnement dans lequel nous nous trouvons<a name=\"_ftnref3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0\u00bb. Ainsi, on peut facilement constater que l\u2019\u00eatre humain ne ma\u00eetrise pas naturellement le calcul des probabilit\u00e9s. C\u2019est ce que d\u00e9montrerait, selon lui, la tendance des humains aux attitudes d\u2019exclusion\u00a0: \u00ab\u00a0plus un individu ressemble \u00e0 un st\u00e9r\u00e9otype, plus il a de chances d\u2019appartenir \u00e0 cette cat\u00e9gorie<a name=\"_ftnref4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0\u00bb. Pinker va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9clarer de fa\u00e7on lapidaire que notre cerveau n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour la v\u00e9rit\u00e9<a name=\"_ftnref5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn5\">[5]<\/a>.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voil\u00e0 d\u2019int\u00e9ressants prolongements du paradoxe de Wallace. Mais il y en a bien d\u2019autres que, apparemment ni Pinker ni d\u2019autres auteurs n\u2019ont encore soulign\u00e9s. Le m\u00eame type de paradoxe se pose lorsqu\u2019on observe d\u2019autres repr\u00e9sentants que l\u2019humain de la vie animale. Admettons que certains animaux de cirque sont capables d\u2019acqu\u00e9rir une adresse consid\u00e9rable qui, dans leur milieu naturel, ne leur est pas commune. La capacit\u00e9 d\u2019apprendre des num\u00e9ros de cirque n\u2019a comme telle jou\u00e9 aucun r\u00f4le dans l\u2019\u00e9volution qui a conduit \u00e0 leur existence en tant qu\u2019esp\u00e8ces naturelles. Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9e, les exp\u00e9riences faites avec des chimpanz\u00e9s ou d\u2019autres grands singes afin de leur apprendre \u00e0 parler, ou encore les exp\u00e9riences d\u2019apprentissage faits sur des rats ou autres animaux de laboratoire posent des questions similaires. Pourquoi donc de telles potentialit\u00e9s existent-elles chez ces animaux puisqu\u2019elles n\u2019elles ne semblent pas comme telles \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es par le jeu de la s\u00e9lection naturelle\u00a0?\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, il en va de m\u00eame pour toutes les esp\u00e8ces animales ou v\u00e9g\u00e9tales qui sont le produit d\u2019une s\u00e9lection artificielle dans les pratiques d\u2019\u00e9levage et d\u2019agriculture. Aucune de ces esp\u00e8ces n\u2019aurait sans doute pu appara\u00eetre si une certaine esp\u00e8ce dont l\u2019intelligence \u00e9tait suffisamment avanc\u00e9e \u2014 \u00e0 savoir l\u2019esp\u00e8ce humaine \u2014 n\u2019\u00e9tait au pr\u00e9alable intervenue. Cela sugg\u00e8re qu\u2019on peut g\u00e9n\u00e9raliser le paradoxe de Wallace en probl\u00e8me concernant non seulement le potentiel humain mais, plus g\u00e9n\u00e9ralement, le potentiel r\u00e9el de l\u2019ensemble de la vie biologique ou humaine.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La s\u00e9lection naturelle ne peut, non plus, rendre compte d\u2019un grand nombre de r\u00e9alisations issues du potentiel biologique telles que la photosynth\u00e8se ou la sexualit\u00e9. Car elle ne peut expliquer que leur maintien dans l\u2019\u00e9volution en raison de leur utilit\u00e9\u00a0pour la survie et le reproduction. Le probl\u00e8me est encore \u00e9largi si on tient compte des propri\u00e9t\u00e9s m\u00eame de l\u2019ADN quand on consid\u00e8re leurs effets sur le long terme. Ce type de mol\u00e9cule a rendu possibles toutes les formes de vie existantes et il comportait s\u00fbrement au d\u00e9part bien d\u2019autres possibilit\u00e9s qui ne se sont jamais r\u00e9alis\u00e9es. Si l\u2019on admet que les caract\u00e9ristiques du cerveau humain ne sont qu\u2019un des nombreux cas montrant la faiblesse explicative de la s\u00e9lection naturelle, le paradoxe de Wallace se trouve ainsi radicalis\u00e9 et, en m\u00eame temps, il se trouve relativis\u00e9.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En somme, le paradoxe de Wallace g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 contribue \u00e0 mettre en \u00e9vidence l\u2019une des lacunes les plus notables de la th\u00e9orie actuelle de l\u2019\u00e9volution en biologie. La s\u00e9lection naturelle peut expliquer partiellement l\u2019existence d\u2019un potentiel effectif chez les animaux et les humains, mais elle ne peut pas expliquer l\u2019existence d\u2019un riche potentiel r\u00e9el \u00e0 long terme, que ce soit chez les humains ou chez les formes de vie en g\u00e9n\u00e9ral. Le paradoxe \u00e9nonc\u00e9 par Wallace ne repr\u00e9sente donc que la pointe de l\u2019iceberg.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Admettons que, dans le cas de l\u2019humain, le d\u00e9ficit explicatif de la th\u00e9orie actuelle de l\u2019\u00e9volution appara\u00eet avec une plus grande \u00e9vidence. Beaucoup de ses aptitudes, dispositions ou talents sont devenus effectifs sans qu\u2019aucun changement g\u00e9nomique ne soit requis \u00e0 ces fins. Cela se compare alors \u00e0 l\u2019ADN, lequel a rendu effectivement possibles les formes de vie connues et ce, sans modification du type mol\u00e9culaire g\u00e9n\u00e9tique. Au niveau de la physique, le probl\u00e8me acquiert, pour ainsi dire, une autre extension naturelle\u00a0: comment l\u2019Univers a-t-il pu faire cela?\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour commencer \u00e0 l\u2019expliquer il faut n\u00e9cessairement (en droit) invoquer une structure math\u00e9matique pygmalienne. En somme, le paradoxe de Wallace conduit assez vite \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se <em>T<sub>ia<\/sub><\/em>. Cela signifie que le potentiel biologique de l\u2019ADN et le potentiel humain global \u00e9taient inclus comme des potentialit\u00e9s r\u00e9elles d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019Univers. Ils r\u00e9sultaient (en droit) des lois de base combin\u00e9es aux conditions initiales. Il est tout \u00e0 fait coh\u00e9rent de consid\u00e9rer que l\u2019effet de la s\u00e9lection naturelle \u00e9tait n\u00e9cessaire. Cet effet \u00e9tait inclus logiquement dans le graphe arborescent du potentiel global et nier cet effet serait contradictoire. Ainsi, il \u00e9tait logiquement impossible que l\u2019existence et la r\u00e9alisation des potentialit\u00e9s humaines (en math\u00e9matiques, arts, musique, etc.) contredisent le processus de s\u00e9lection naturelle qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019apparition de l\u2019esp\u00e8ce humaine, mais cela n\u2019implique pas que la s\u00e9lections naturelle explique la r\u00e9alit\u00e9 du potentiel lui-m\u00eame, soit son contenu et le fait qu\u2019il se r\u00e9alise.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0 <strong><em>La s\u00e9lection naturelle en tant que simple contrainte logique<\/em><\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 La s\u00e9lection naturelle est, sur ce point, analogue \u00e0 la loi de l\u2019entropie croissante. Les deux apparaissent comme des contraintes n\u00e9cessaires bien qu\u2019elles ne soient que statistiquement valables. Cela signifie que des entorses \u00e0 ces lois sont en fait possibles mais, en pratique, tellement improbables qu\u2019on peut les consid\u00e9rer comme impossibles. Cela signifie \u00e9galement que la s\u00e9lection naturelle peut tr\u00e8s bien \u00eatre prise en d\u00e9faut si l\u2019on consid\u00e8re seulement un petit nombre d\u2019individus ou des transformations sur une petite dur\u00e9e. Ces deux lois s\u2019appliquent aux syst\u00e8mes libres d\u2019interagir avec leur environnement. On peut les voir comme des contraintes logiques qui s\u2019appliquent aux processus r\u00e9els. En tant que telles, ces lois ne permettent pas de rendre compte de toutes les caract\u00e9ristiques des processus observ\u00e9s et ne peuvent en g\u00e9n\u00e9ral les expliquer que tr\u00e8s partiellement.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C\u2019est pourquoi, ainsi que le sugg\u00e9rait d\u00e9j\u00e0 le paradoxe de Wallace en ce qui concerne l\u2019esp\u00e8ce humaine, la loi de la s\u00e9lection naturelle n\u2019est pas \u00e0 elle seule en mesure d\u2019expliquer l\u2019\u00e9volution. Il faut n\u00e9cessairement la compl\u00e9ter par les autres contraintes logiques ou physiques qui sont \u00e9galement pertinentes. \u00c0 cet \u00e9gard, il faut distinguer entre deux types de contraintes. Certaines contraintes sont d\u00e9j\u00e0 prises en compte par les biologistes \u00e9volutionnistes. Il s\u2019agit de celles des contraintes physiques dont les biologistes reconnaissent g\u00e9n\u00e9ralement la pertinence. Ils ne les mentionnent pas comme faisant express\u00e9ment partie de la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution, sans doute pour la raison que cela leur semble aller de soi<a name=\"_ftnref6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftn6\">[6]<\/a>.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 D\u2019autres contraintes n\u2019ont toutefois pas \u00e9t\u00e9 prises en compte par ces biologistes. Il s\u2019agit de celles qui d\u00e9coulent de fa\u00e7on complexe des lois de base et, notamment, la loi de base de la th\u00e9orie quantique et le principe de r\u00e9duction du potentiel r\u00e9el (ou principe g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 de r\u00e9duction du paquet d\u2019onde). Ces contraintes sont \u00e0 la fois l\u00e9gitimes et fondamentales bien que, dans le cas de la loi math\u00e9matique de base, pratiquement non explicitables dans le d\u00e9tail. Elles permettent en droit de fonder l\u2019hypoth\u00e8se que l\u2019\u00e9volution poss\u00e8de une direction, un t\u00e9los, m\u00eame si ce t\u00e9los ne peut \u00eatre calcul\u00e9 ni observ\u00e9 actuellement par les chercheurs.<\/p>\n<div><a title=\"5.5.3 Et l\u2019humain, qu\u2019est-ce que c\u2019est ?\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2065\">Suite<\/a><\/div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a name=\"_ftn1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref1\">[1]<\/a> Steven Pinker, <em>Comment fonctionne l\u2019esprit<\/em>, Paris, Odile Jacob, 2005, p. 320. S. Pinker est professeur de psychologie et psycholinguiste au Massachusetts Institute of Technology.<\/p>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a name=\"_ftn2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref2\">[2]<\/a> <em>Ibid.<\/em>, p. 321.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a name=\"_ftn3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref3\">[3]<\/a> <em>Ibid.<\/em>, p. 322.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a name=\"_ftn4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref4\">[4]<\/a> <em>Op. cit.<\/em>, p. 366. L\u2019incapacit\u00e9 inn\u00e9e de comprendre les probabilit\u00e9s, d\u2019apr\u00e8s S. Pinker, est encore illustr\u00e9e par l\u2019individu qui craint plus les accidents\u00a0d\u2019avion que les accidents de voiture, non parce qu\u2019ils sont plus fr\u00e9quents, mais parce qu\u2019ils sont plus m\u00e9morables.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a name=\"_ftn5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref5\">[5]<\/a> <em>Ibid.<\/em>, p. 325.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a name=\"_ftn6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/A0DA3B64-2C6F-4F9F-B3F4-853B82F06071#_ftnref6\">[6]<\/a> Ce point a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 ci-dessus sous le titre de \u00ab\u00a0Une m\u00e9tonymie dans le discours biologique\u00a0\u00bb\u00a0 (<a title=\"4.1.5 Une m\u00e9tonymie dans le discours biologique\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1885\" target=\"_blank\">section 4.1.5<\/a>).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le chercheur Steven Pinker commente le paradoxe de Wallace ainsi\u00a0: l\u2019apparente inutilit\u00e9 de l\u2019\u00e9volution de l\u2019intelligence humaine est un probl\u00e8me fondamental en psychologie, en biologie et en m\u00e9taphysique\u00a0; les premiers humains, explique-t-il, ne pouvaient se servir d\u2019un tel cerveau. 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