{"id":2203,"date":"2011-08-16T13:59:14","date_gmt":"2011-08-16T17:59:14","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=2203"},"modified":"2011-08-16T19:10:47","modified_gmt":"2011-08-16T23:10:47","slug":"6-5-principe-de-realite-et-conscience","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2203","title":{"rendered":"6.5 Principe de r\u00e9alit\u00e9 et conscience"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019une des questions les plus importantes de la philosophie de l\u2019esprit est celle de l\u2019existence de la conscience. On peut joindre \u00e0 cette question la sous-question de l\u2019existence d\u2019autrui. Une autre question non encore r\u00e9solue et qui int\u00e9resse l\u2019ensemble des sciences cognitives est celle de la localisation de la conscience dans le cerveau. Existe-t-il une telle localisation et, si oui, laquelle\u00a0?\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Notre m\u00e9thode consiste \u00e0 poser l\u2019existence d\u2019\u00e9v\u00e9nements effectifs sur la base du principe de r\u00e9alit\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9 de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale (<a href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/5A969C28-D63A-4ACF-9E47-8C58CE04BD39\" target=\"_blank\">section 3.7<\/a>). D\u2019apr\u00e8s l\u2019\u00e9nonc\u00e9 de ce principe, les \u00e9v\u00e9nements du trajet effectif \u00a0du syst\u00e8me envisag\u00e9 doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00e9v\u00e9nements effectifs. Les \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s situ\u00e9s sur le trajet sont donc effectifs, tout comme l\u2019\u00e9v\u00e9nement pr\u00e9sent.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Psychologiquement, l\u2019individu peut facilement avoir l\u2019impression d\u2019\u00eatre au centre de l\u2019Univers. Ou encore il croirait spontan\u00e9ment que, par sa conscience, il englobe tout l\u2019Univers. Il pourrait \u00e9galement croire que seule sa propre conscience pr\u00e9sente est r\u00e9ellement effective. Il est difficile, voire impossible, de r\u00e9futer de telles impressions sur une base simplement logique. C\u2019est au moyen de pr\u00e9suppos\u00e9s jouant le r\u00f4le de postulats, explicites ou non, qu\u2019on les surmonte en g\u00e9n\u00e9ral. Le principe de r\u00e9alit\u00e9 peut \u00eatre vu comme un postulat de ce type. Il permet de d\u00e9passer plusieurs impressions fausses, de diverses natures, sur la conscience. Par exemple, il permet de rejeter certaines perspectives id\u00e9alistes selon lesquelles l\u2019esprit anim\u00e9 par la raison pouvait \u00ab\u00a0constituer\u00a0\u00bb le r\u00e9el ou le fondement du r\u00e9el.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les scientifiques se trouvent \u00e0 utiliser implicitement un tel principe de r\u00e9alit\u00e9. Ils l\u2019utilisent, bien s\u00fbr, d\u2019abord en tant qu\u2019humains en relation avec d\u2019autres humains. Puis ils l\u2019utilisent en tant que scientifiques visant \u00ab\u00a0objectivement\u00a0\u00bb leur objet d\u2019\u00e9tude. En tant que scientifiques dont le discours porte sur une partie de la r\u00e9alit\u00e9, ils se trouvent \u00e0 poser implicitement un postulat d\u2019unicit\u00e9 du r\u00e9el, ce qui a pour effet de donner un statut particulier de r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 l\u2019un des trajets de l\u2019Univers, les autres trajets possibles \u00e9tant \u00e9cart\u00e9s par le fait m\u00eame<a name=\"_ftnref1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftn1\">[1]<\/a>.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Comment faire pour savoir que nos repr\u00e9sentations sont v\u00e9ritablement fid\u00e8les \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9\u00a0? Nous pouvons nous inspirer de la m\u00e9thode scientifique pour r\u00e9pondre \u00e0 ce probl\u00e8me de fond. Il nous faut alors un crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9<a name=\"_ftnref2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftn2\">[2]<\/a>. \u00c0 d\u00e9faut de poss\u00e9der le crit\u00e8re permettant de conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9, nous pouvons du moins tenter de savoir si nous progressons vers la v\u00e9rit\u00e9. Il semble que le meilleur crit\u00e8re en ce sens soit la f\u00e9condit\u00e9 de nos hypoth\u00e8ses ou de nos th\u00e9ories, c\u2019est-\u00e0-dire leur capacit\u00e9 de nous faire d\u00e9couvrir de nouveaux ph\u00e9nom\u00e8nes et de faire progresser notre conviction \u2014 ou, \u00e0 tout le moins, notre sentiment (supercollectif) \u2014, de comprendre davantage la nature. Cependant le probl\u00e8me de la repr\u00e9sentation rebondit d\u2019une certaine fa\u00e7on dans notre conviction, et m\u00eame notre sentiment, dans cette r\u00e9ponse \u00e0 la question du crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On sait bien qu\u2019une conviction, m\u00eame partag\u00e9e, de compr\u00e9hension n\u2019\u00e9quivaut pas \u00e0 la compr\u00e9hension. Il faudrait donc un autre crit\u00e8re pour valider ce premier crit\u00e8re, et puis encore un autre, etc.<a name=\"_ftnref3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftn3\">[3]<\/a>\u00a0? Notre r\u00e9ponse consiste \u00e0 souligner un aspect essentiel du m\u00eame principe de r\u00e9alit\u00e9, que nous avons pos\u00e9 d\u2019abord. Il s\u2019agit de sa qualit\u00e9 de postulat, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une demande qui, \u00e0 ce titre, ne se veut pas du tout une d\u00e9monstration compl\u00e8te de l\u2019existence d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 ext\u00e9rieure. Car c\u2019est lorsqu\u2019on veut une fois pour toute la d\u00e9monstration compl\u00e8te de la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019une proposition que le probl\u00e8me de la r\u00e9gression \u00e0 l\u2019infini est susceptible de se pr\u00e9senter. Ce n\u2019est pas lorsqu\u2019on pose une d\u00e9finition, une hypoth\u00e8se ou encore un principe puisque ceux-ci sont express\u00e9ment pos\u00e9s et non d\u00e9montr\u00e9s. Or, nous <em>posons en principe<\/em> que la r\u00e9alit\u00e9 existe et qu\u2019elle existe d\u2019apr\u00e8s ce qu\u2019\u00e9nonce le principe.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019id\u00e9alisme subjectif<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le dicton \u00ab\u00a0tout ce qui existe, existe en tant que per\u00e7u\u00a0ou en tant que percevant \u00bb est inspir\u00e9 des id\u00e9es de George Berkeley<a name=\"_ftnref4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftn4\">[4]<\/a>. L\u2019argument le plus fort invoqu\u00e9 par ce philosophe th\u00e9ologien est qu\u2019on ne peut pas prouver rigoureusement l\u2019existence de ce qu\u2019on ne per\u00e7oit pas.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une variante de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 berkeleyen serait par exemple\u00a0: \u00ab\u00a0tout ce qui existe, existe en tant que <em>perceptible<\/em>\u00a0\u00bb, ce qui pourrait alors inclure les objets anciens ou trop lointains pour \u00eatre per\u00e7us. Il est facile d\u2019\u00eatre d\u2019accord avec cet \u00e9nonc\u00e9 davantage qu\u2019avec celui du dicton ci-dessus puisqu\u2019on peut croire qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une tr\u00e8s petite partie de ce qui est en principe observable qui a \u00e9t\u00e9 effectivement observ\u00e9. Pr\u00e9cis\u00e9ment les scientifiques admettent l\u2019existence effective d\u2019un long pass\u00e9 d\u2019environ 14 milliards d\u2019ann\u00e9es. Pourtant l\u2019existence effective de l\u2019Univers dans le pass\u00e9 ne va pas de soi. D\u2019apr\u00e8s la m\u00e9canique quantique, en effet, l\u2019Univers aurait tr\u00e8s bien pu n\u2019exister que sous la forme d\u2019un gigantesque paquet d\u2019onde de probabilit\u00e9 jusqu\u2019au moment o\u00f9 une observation effective aurait \u00e9t\u00e9 faite et ce ne serait qu\u2019\u00e0 partir de ce moment que l\u2019on pourrait parler d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 effective<a name=\"_ftnref5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 D\u2019apr\u00e8s notre principe de r\u00e9alit\u00e9, tout ce qui existe effectivement existe en tant que pos\u00e9 comme effectif. L\u2019argument avanc\u00e9 par Berkeley devient ici que, sur la base de la science actuelle, il est impossible de prouver rigoureusement (au moyen d\u2019une d\u00e9monstration ou d\u2019une observation) qu\u2019un \u00e9tat du graphe du potentiel r\u00e9el de l\u2019Univers constitue une r\u00e9alit\u00e9 effective, \u00e0 l\u2019exception de l\u2019\u00e9tat pr\u00e9sent, qui n\u2019est lui-m\u00eame effectif que par d\u00e9finition ou par l\u2019observation effective.<\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><a title=\"6.5.1 Constituons-nous la r\u00e9alit\u00e9 ?\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2208\">Suite<\/a><\/div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a name=\"_ftn1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftnref1\">[1]<\/a> L\u2019application scientifique du principe de r\u00e9alit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 expliqu\u00e9 \u00e0 la <a title=\"3.7 Le principe de r\u00e9alit\u00e9\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1775\" target=\"_blank\">section 3.7<\/a>.<\/p>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a name=\"_ftn2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftnref2\">[2]<\/a> Ce probl\u00e8me a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 par John Locke dans son <em>Essai sur l\u2019entendement humain<\/em> (1690). Celui-ci l\u2019a formul\u00e9 en termes d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0id\u00e9es\u00a0\u00bb plut\u00f4t que de repr\u00e9sentations.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a name=\"_ftn3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftnref3\">[3]<\/a> C\u2019est une autre fa\u00e7on de poser le probl\u00e8me, lui aussi classique, de \u00ab\u00a0l\u2019homoncule\u00a0\u00bb, qu\u2019on peut \u00e9noncer ainsi\u00a0: si les id\u00e9es forment des repr\u00e9sentations, ne faut-il pas qu\u2019il y ait un homoncule \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nous qui les comprend, puis encore un autre homoncule plus petit comprenant les repr\u00e9sentations du premier, ainsi de suite\u00a0?<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a name=\"_ftn4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftnref4\">[4]<\/a> George Berkeley, <em>Trois dialogues entre Hylas et Philonous<\/em> (1713). Berkeley distingue \u00e0 cet \u00e9gard entre un esprit, pour qui \u00eatre c\u2019est percevoir, et un objet mat\u00e9riel, pour lequel \u00eatre, c\u2019est \u00eatre per\u00e7u.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a name=\"_ftn5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/58EEC28C-7B11-4131-A7D2-26C434EC167F#_ftnref5\">[5]<\/a> On se r\u00e9f\u00e8re ici \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation orthodoxe de la m\u00e9canique quantique telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 comprise, notamment, par John von Neumann et Eugen Wigner, puis critiqu\u00e9e par exemple par Erwin Schr\u00f6dinger ou Murray Gell-Mann (cf. le <a title=\"3- Le potentiel r\u00e9el\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1334\" target=\"_blank\">chapitre 3<\/a>).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019une des questions les plus importantes de la philosophie de l\u2019esprit est celle de l\u2019existence de la conscience. On peut joindre \u00e0 cette question la sous-question de l\u2019existence d\u2019autrui. Une autre question non encore r\u00e9solue et qui int\u00e9resse l\u2019ensemble des sciences cognitives&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1353,"menu_order":650,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2203"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2203"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2203\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2205,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2203\/revisions\/2205"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1353"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2203"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2203"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}