{"id":2213,"date":"2011-08-16T19:03:44","date_gmt":"2011-08-16T23:03:44","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=2213"},"modified":"2011-09-25T07:23:19","modified_gmt":"2011-09-25T11:23:19","slug":"6-5-2-le-probleme-d%e2%80%99autrui-ou-probleme-du-solipsisme","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2213","title":{"rendered":"6.5.2 Le probl\u00e8me d\u2019autrui ou probl\u00e8me du solipsisme"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les chercheurs en philosophie de l\u2019esprit n\u2019ont pas encore r\u00e9solu de fa\u00e7on satisfaisante le probl\u00e8me du statut \u00e0 accorder \u00e0 la croyance selon laquelle il existe des \u00eatres conscients en dehors de soi-m\u00eame, donc de la croyance selon laquelle sa propre conscience n\u2019est pas la seule qui soit r\u00e9elle<a name=\"_ftnref1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn1\">[1]<\/a>. L\u2019\u00e9tat actuel des sciences cognitives ne fait que confirmer la difficult\u00e9. Par exemple, un chercheur en neurologie la r\u00e9sume ainsi\u00a0: l\u2019individu conscient appara\u00eet comme le sujet d\u2019un film dont il serait en m\u00eame temps le metteur en sc\u00e8ne<a name=\"_ftnref2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn2\">[2]<\/a>. Comment justifier alors la croyance que la conscience des autres se pr\u00e9sente \u00e0 eux de la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019\u00e0 soi-m\u00eame\u00a0? Ce probl\u00e8me importe d\u2019autant plus que nous sommes tous convaincus de ne pas \u00eatre les seuls r\u00e9ellement conscients et que nous voudrions m\u00eame baser la rationalit\u00e9 sur cette conviction.\u00a0<\/p>\n<p><strong><em>Quelques-uns des meilleurs arguments en faveur de l\u2019existence d\u2019autrui<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le chercheur Paul M. Churchland a pass\u00e9 en revue les principaux arguments qui ont\u00a0\u00e9t\u00e9 propos\u00e9s afin de solutionner ce probl\u00e8me, tout en soulignant leurs insuffisances. Ce qui suit les r\u00e9sume. Il s\u2019agit <em>a)<\/em> de l\u2019argument de l\u2019analogie, selon lequel les autres humains sont semblables \u00e0 moi\u00a0et qu\u2019ils devraient donc \u00eatre conscients, <em>b)<\/em> de l\u2019argument behavioriste, selon lequel on n\u2019a qu\u2019\u00e0 poser l\u2019existence des autres individus par une simple \u00ab\u00a0d\u00e9finition op\u00e9rationnelle\u00a0\u00bb, et <em>c)<\/em> l\u2019argument de la justification hypoth\u00e9tico-d\u00e9ductive, selon lequel l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019existence des autres consciences permet de pr\u00e9dire avec succ\u00e8s leurs comportements. D\u2019apr\u00e8s Churchland, aucun de ces arguments n\u2019est satisfaisant<a name=\"_ftnref3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn3\">[3]<\/a>. L\u2019argument de l\u2019analogie repose en effet sur une g\u00e9n\u00e9ralisation \u00e0 partir d\u2019un seul cas, ce qui rend des plus faibles le raisonnement inductif. Quant aux deux autres arguments, ils consistent tous deux \u00e0 poser plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 d\u00e9duire la croyance en l\u2019existence d\u2019autrui. En fait, ils pr\u00e9supposent plus ou moins clairement l\u2019existence d\u2019une communaut\u00e9 de chercheurs qui se reconnaissent mutuellement. D\u2019ailleurs m\u00eame l\u2019argument de l\u2019analogie pr\u00e9suppose l\u2019existence d\u2019une communaut\u00e9 de chercheurs dans la mesure o\u00f9 il est pos\u00e9 comme un probl\u00e8me de fondement de l\u2019existence d\u2019autrui, comme pour \u00e9tablir des normes communes.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il semble donc y avoir convergence vers l\u2019id\u00e9e de poser un principe de r\u00e9alit\u00e9 s\u2019appliquant aux \u00e9v\u00e9nements de conscience effective d\u2019autrui. Dans ce cas, il ne reste qu\u2019\u00e0 s\u2019assurer que la description de la situation est coh\u00e9rente et f\u00e9conde, ou, en d\u2019autres termes, que l\u2019application de notre principe de coh\u00e9rence est possible dans le cadre logique de la science et que celle-ci continue d\u2019avancer.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Une application du principe de coh\u00e9rence au probl\u00e8me de l\u2019existence d\u2019autrui donnerait d\u2019abord ceci. Puisque les chercheurs se reconnaissent les uns les autres comme des sujets au plein sens du terme, leurs concepts devraient leur permettre de d\u00e9crire sans contradiction cette situation de pluralit\u00e9. Il nous faut donc trouver un moyen de d\u00e9crire la conscience individuelle qui soit coh\u00e9rent avec l\u2019existence de la pluralit\u00e9 des consciences tout en nous accordant avec la l\u00e9gitimit\u00e9 scientifique. Ce qui suit explique comment le mod\u00e8le du graphe peut nous permettre d\u2019avancer vers une solution acceptable.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On ne peut percevoir de l\u2019ext\u00e9rieur la conscience d\u2019un individu. Ce qu\u2019elle est en elle-m\u00eame est irr\u00e9m\u00e9diablement inaccessible \u00e0 un autre que lui-m\u00eame. De mon point de vue, ma propre conscience comporte une repr\u00e9sentation de l\u2019espace complet, alors que du point de vue ext\u00e9rieur, elle ne peut \u00eatre que situable quelque part dans l\u2019espace. Cette situation peut \u00eatre rapproch\u00e9e du fait que ma conscience comporte un potentiel r\u00e9el distinct, et diff\u00e9rent, de celui de toute conscience qui lui est ext\u00e9rieure. Deux consciences individuelles se distinguent l\u2019une de l\u2019autre par des <em>regroupements graphiques distincts qui se trouvent \u00e0 s\u2019exclure mutuellement<\/em>. Exprim\u00e9 de fa\u00e7on plus explicite, cela signifie que le regroupement que l\u2019autre effectue de mon \u00eatre pour le percevoir ou pour se le repr\u00e9senter exclut le regroupement que j\u2019effectue pour percevoir ou pour me repr\u00e9senter mon propre \u00eatre, et vice versa. En effet, lorsque j\u2019observer un objet, je me trouve \u00e0 effectuer un certain regroupement qui correspond \u00e0 l\u2019objet tel que je peux le percevoir de mon point de vue. En faisant de m\u00eame, l\u2019autre constitue son propre point de vue sur le m\u00eame objet. Ces op\u00e9rations ne peuvent \u00eatre effectu\u00e9es que de fa\u00e7on compl\u00e9mentaire, jamais de fa\u00e7on compl\u00e8tement \u00e9quivalente, la diff\u00e9rence principale \u00e9tant entre les deux centres de perception que l\u2019autre et moi constituons chacun de son c\u00f4t\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Cependant cette exclusion r\u00e9side peut-\u00eatre dans la fa\u00e7on de se repr\u00e9senter l\u2019autre plut\u00f4t que dans une incompatibilit\u00e9 logique. La conscience de l\u2019autre \u00e9tant ainsi s\u00e9par\u00e9e de la mienne, il en d\u00e9coule en fait deux choses\u00a0: <em>a)<\/em> l\u2019effectivit\u00e9 de sa conscience propre m\u2019est inaccessible et <em>b)<\/em> une grande partie de sa repr\u00e9sentation de lui-m\u00eame m\u2019\u00e9chappe compl\u00e8tement. Et, r\u00e9ciproquement. Toutefois cette c\u00e9cit\u00e9 mutuelle ne change strictement rien \u00e0 la perception de ce qui se passe partout ailleurs, dans l\u2019Univers. Les regroupements graphiques expliquent en partie cette situation puisqu\u2019il s\u2019agit de transformations formelles qui laissent intactes tous les autres trajets et toutes les probabilit\u00e9s qui leur sont attach\u00e9es<a name=\"_ftnref4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p>\u00a0 <strong><em>Le cas des animaux<\/em><\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019effectivit\u00e9 de la conscience d\u2019autrui signifie qu\u2019il est aussi r\u00e9ellement conscient que je le suis moi-m\u00eame. Cependant, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un animal, l\u2019effectivit\u00e9 de ses \u00e9tats de conscience signifie autre chose. Il est entendu que, qualitativement, la conscience d\u2019un animal est diff\u00e9rente de celle d\u2019un humain, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un animal dont le syst\u00e8me nerveux est relativement peu d\u00e9velopp\u00e9. Il faut tout de m\u00eame conclure, d\u2019apr\u00e8s notre approche, que ses \u00e9tats de conscience sont aussi <em>effectifs<\/em> que les n\u00f4tres. Cela signifie par exemple que cet animal est effectivement conscient de ce qu\u2019il per\u00e7oit et de ce qu\u2019il ressent, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une douleur ou d\u2019un plaisir. Cela ne veut pas dire qu\u2019il \u00e9prouve des sentiments ou des \u00e9motions avec la m\u00eame profondeur ou la m\u00eame richesse de nuances que dans le cas de toute autre forme de vie.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0 <strong><em>Le cas des machines et des zombies<\/em><\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le mot <em>zombie<\/em> est probablement tir\u00e9 du folklore vaudou et ha\u00eftien, o\u00f9 il d\u00e9signe un \u00ab\u00a0mort vivant\u00a0\u00bb puni pour un crime et condamn\u00e9 \u00e0 errer<a name=\"_ftnref5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn5\">[5]<\/a>. Le philosophe Daniel Dennett explique que lorsque le mot zombie est pris au sens technique des philosophes, il d\u00e9signe un \u00eatre humain d\u2019aspect normal \u00e0 tout point de vue, \u00e0 ceci pr\u00e8s qu\u2019il ne serait pas en fait conscient<a name=\"_ftnref6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftn6\">[6]<\/a>. Dennett pr\u00e9cise qu\u2019au sens philosophique, le zombie n\u2019est pas conscient et qu\u2019il est une sorte d\u2019automate (<em>ibid.<\/em>).<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le zombie au sens philosophique ne serait donc pas <em>effectivement<\/em> conscient m\u00eame s\u2019il avait toutes les apparences et toutes les potentialit\u00e9s connues d\u2019un humain conscient. D\u2019apr\u00e8s le principe de r\u00e9alit\u00e9, il faut plut\u00f4t conclure qu\u2019un tel automate aurait au moins une forme de conscience rudimentaire, semblable par exemple \u00e0 celle d\u2019un animal. Et, en outre, si nous supposions qu\u2019un certain automate a non seulement toutes les apparences ext\u00e9rieures d\u2019un humain mais aussi un <em>potentiel r\u00e9el<\/em> comparable \u00e0 celui d\u2019un humain, alors il n\u2019y aurait aucune raison de ne pas le consid\u00e9rer comme un \u00eatre conscient au m\u00eame titre que l\u2019humain.<\/p>\n<p><a title=\"6.5.3 L\u2019infaillibilit\u00e9 de l\u2019esprit ?\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2223\">Suite<\/a><\/p>\n<p>________________________<\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div><a href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/width=\" target=\"33%\"><\/a><a name=\"_ftn1\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref1\">[1]<\/a> Par exemple, certains philosophes , tels que Jerry Fodor, ou certains linguistes, tels que Noam Chomsky, acceptent une forme d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0internalisme\u00a0\u00bb selon laquelle l\u2019esprit est en quelque sorte mur\u00e9 dans ses repr\u00e9sentations internes. Cf. Pascal Engel, \u00ab\u00a0La cognition est-elle repr\u00e9sentation\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>loc. cit.<\/em>, p. 433-434.<\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a name=\"_ftn2\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref2\">[2]<\/a> C\u2019est dans de tels termes que le neurologue Oliver Sacks d\u00e9crit l\u2019individu\u00a0: \u00ab\u00a0Nous sommes les metteurs en sc\u00e8ne du film que nous produisons tout en \u00e9tant aussi le sujet de ce film\u00a0\u00bb (O. Sacks, \u00ab\u00a0Les instantan\u00e9s de la conscience\u00a0\u00bb, <em>La Recherche<\/em>, n<sup>o<\/sup>\u00a0374, avril 2004, p. 38).<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p><a name=\"_ftn3\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref3\">[3]<\/a> Cf. Paul M. Churchland, <em>Matter and Consciousness. A Contemporary Introduction to the Philosophy of Mind<\/em>, Cambridge (Massachusetts), The MIT Press, 1984, p. 68-69. Dans le m\u00eame passage de ce livre, Churchland avait d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 en outre l\u2019argument avanc\u00e9 par Wittgenstein selon lequel tout langage priv\u00e9 est impossible (<em>op. cit.<\/em>, p. 54). Cet argument peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme suit. Je ne puis \u00eatre assur\u00e9 que mon langage priv\u00e9 d\u00e9crit fid\u00e8lement la r\u00e9alit\u00e9 que j\u2019observe parce que je suis dans l\u2019impossibilit\u00e9 de v\u00e9rifier si les mots que j\u2019utilise pour d\u00e9signer une r\u00e9alit\u00e9 observ\u00e9e d\u00e9signent maintenant la m\u00eame chose que la r\u00e9alit\u00e9 que j\u2019ai ou que j\u2019aurais per\u00e7ue auparavant. Toutefois cet argument dirig\u00e9 contre le solipsisme ne le r\u00e9cuse qu\u2019en pointant vers un autre solipsisme encore plus radical, c\u2019est-\u00e0-dire le solipsisme de mon moment pr\u00e9sent. Il ne fait donc, en ce sens, qu\u2019aggraver le probl\u00e8me.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p><a name=\"_ftn4\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref4\">[4]<\/a> Nous passons sous silence ici que l\u2019ignorance plus ou moins grande de ce que l\u2019autre \u00e9prouve en lui-m\u00eame peut susciter des intentions plus ou moins adapt\u00e9es ou plus moins bienveillantes envers sa personne. Nous y reviendrons dans le <a title=\"7. Le potentiel humain\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1356\" target=\"_blank\">chapitre 7<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p><a name=\"_ftn5\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref5\">[5]<\/a> D\u2019apr\u00e8s Wade Davis (\u00ab\u00a0Zombification\u00a0\u00bb, <em>Science<\/em>, 240, 1988, p. 1715-1716; etc.). Davis raconte que le zombie grogne et fixe le monde de ses yeux morts, soumis inconsciemment aux pr\u00eatres vaudous et aux chamans (cit\u00e9 par Daniel Dennett, <em>La conscience <\/em>expliqu\u00e9e; traduction de Pascal Engel, <em>op. cit.<\/em>, p. 98-99).<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p><a name=\"_ftn6\" href=\"https:\/\/lms2.decclic.qc.ca\/Pub\/F38E337E-4AB4-4459-8A51-E3429AA48AD9\/9375DD00-64A1-4B18-B4BD-C6470BD81EBC#_ftnref6\">[6]<\/a> Daniel Dennett, <em>La conscience expliqu\u00e9e<\/em> Daniel Dennett, <em>ibid.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les chercheurs en philosophie de l\u2019esprit n\u2019ont pas encore r\u00e9solu de fa\u00e7on satisfaisante le probl\u00e8me du statut \u00e0 accorder \u00e0 la croyance selon laquelle il existe des \u00eatres conscients en dehors de soi-m\u00eame, donc de la croyance selon laquelle sa propre conscience&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":2203,"menu_order":652,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2213"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2213"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2213\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2216,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2213\/revisions\/2216"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2203"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}