{"id":2452,"date":"2011-08-24T08:58:48","date_gmt":"2011-08-24T12:58:48","guid":{"rendered":"http:\/\/agoratheque.yprovencal.ep.profweb.qc.ca\/?page_id=2452"},"modified":"2011-08-25T07:21:19","modified_gmt":"2011-08-25T11:21:19","slug":"6-7-le-probleme-corps-esprit","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2452","title":{"rendered":"6.7 Le probl\u00e8me corps-esprit"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le corps et l\u2019esprit nous apparaissent normalement comme deux entit\u00e9s aux propri\u00e9t\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Il nous semble \u00e9vident que notre esprit agit sur la mati\u00e8re corporelle ou autre. Par exemple, il suffit que je veuille voir ce qui est \u00e0 ma gauche pour que mes yeux prennent aussit\u00f4t cette direction, ou que je veuille prendre le verre qui se trouve devant moi pour que mon bras se tende docilement vers le verre et que ma main le saisisse. Cela prouve-t-il que ma pens\u00e9e agit sur la mati\u00e8re\u00a0? La compr\u00e9hension scientifique actuelle de ce qu\u2019est la mati\u00e8re et les causes des mouvements mat\u00e9riels n\u2019appuient pas du tout cette conclusion.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il s\u2019agira ici de tenter d\u2019expliquer de fa\u00e7on coh\u00e9rente avec la science actuelle ce que sont la mati\u00e8re et la pens\u00e9e, et quelle sorte de rapport la mati\u00e8re et la pens\u00e9e peuvent avoir entre elles et, ensuite, de tenter de comprendre pourquoi on a trouv\u00e9 ce probl\u00e8me si ardu. Expliquer de fa\u00e7on conforme \u00e0 la science actuelle signifie expliquer de fa\u00e7on compatible avec les lois de base de la science actuelle, tout en se servant des concepts cl\u00e9s de potentiel r\u00e9el et d\u2019effectivit\u00e9<a id=\"ref-1\" href=\"#note-1\"><sup>1<\/sup><\/a>.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00c0 strictement parler, le probl\u00e8me des rapports entre le corps et l\u2019esprit est en fait le probl\u00e8me des rapports entre, d\u2019une part, notre fa\u00e7on scientifique de percevoir ou de comprendre la mati\u00e8re et, d\u2019autre part, notre fa\u00e7on scientifique de percevoir ou de comprendre nos actions ou nos \u00e9tats mentaux. Il appara\u00eetra ici qu\u2019il est possible de clarifier grandement toute la probl\u00e9matique corps-esprit en se basant sur l\u2019\u00e9tat actuel de la science. Pour ce faire, il sera cependant n\u00e9cessaire d\u2019utiliser les concepts de potentiel r\u00e9el et d\u2019effectivit\u00e9, de m\u00eame que la structure du graphe arborescent.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Voyons comment la diff\u00e9rence entre le potentiel r\u00e9el et l\u2019effectivit\u00e9 peut nous aider \u00e0 y voir plus clair. Nous pouvons constater d\u2019abord qu\u2019il s\u2019agit de deux modalit\u00e9s diff\u00e9rentes, un peu comme le sont, dans le langage courant, le possible et le r\u00e9el. Cependant il nous faut comprendre ici que le potentiel r\u00e9el n\u2019est pas une simple possibilit\u00e9 au sens o\u00f9 l\u2019on entend d\u2019ordinaire ce mot, c\u2019est-\u00e0-dire une sorte de r\u00e9alit\u00e9 imagin\u00e9e. La potentialit\u00e9 r\u00e9elle est physiquement r\u00e9elle. Comme nous l\u2019avons vu d\u00e9j\u00e0 en nous basant sur la physique moderne, il s\u2019agit d\u2019une entit\u00e9 r\u00e9elle qui se meut comme une onde dans l\u2019espace.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong><em>Une description de la conscience inspir\u00e9e des concepts de base de la physique quantique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous ne tenterons pas, ici, d\u2019appliquer proprement la th\u00e9orie quantique \u00e0 la description de la conscience. Le discours actuel du physicien (ou du chimiste, par exemple) est comme tel inapte \u00e0 d\u00e9crire les processus li\u00e9s \u00e0 la conscience. Cependant les concepts plus g\u00e9n\u00e9raux de graphe du potentiel r\u00e9el et de r\u00e9duction (effective) du potentiel r\u00e9el pourront servir \u00e0 cette fin. Certes, ces concepts proviennent des principes de base de la m\u00e9canique quantique mais leur champ d\u2019application est beaucoup plus vaste, ainsi que nous l\u2019avons pos\u00e9 en nous basant sur les propri\u00e9t\u00e9s du graphe math\u00e9matique.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Si ces concepts sont pris en compte, il devient possible de montrer que certains aspects des syst\u00e8mes physiques dits quantiques permettent de saisir de fa\u00e7on pr\u00e9cise certains des aspects de la conscience fonctionnelle. Ainsi le concept de potentiel r\u00e9el peut d\u2019abord \u00eatre illustr\u00e9 par l\u2019image d\u2019une onde aux propri\u00e9t\u00e9s inhabituelles. Et le concept d\u2019effectivit\u00e9 est compris \u00e0 partir de ce que les physiciens appellent une observation, qui est alors g\u00e9n\u00e9ralement comprise comme une observation effective.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019onde quantique n\u2019est pas, en g\u00e9n\u00e9ral, situable de fa\u00e7on ponctuelle, mais plut\u00f4t de fa\u00e7on diffuse. En outre, il s\u2019agit d\u2019une \u00ab\u00a0onde de probabilit\u00e9\u00a0\u00bb, concept abstrait s\u2019il en est, qui se trouve tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de ce que l\u2019intuition nous indique dans la vie quotidienne. Quant \u00e0 l\u2019effectivit\u00e9, elle doit \u00eatre comprise \u00e9galement d\u2019apr\u00e8s la physique moderne. Elle signifie techniquement la r\u00e9duction d\u2019un paquet d\u2019onde de probabilit\u00e9. On pourrait tenter de la d\u00e9crire, de fa\u00e7on imag\u00e9e, comme une sorte de condensation de l\u2019onde de probabilit\u00e9 en un endroit pr\u00e9cis de l\u2019espace, un peu comme si un corps mat\u00e9riel, par exemple une particule, y faisait subitement son apparition.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il y a une similitude entre cette brusque condensation et la fa\u00e7on dont nous percevons un objet, son emplacement dans l\u2019espace, sa forme et sa couleur nous apparaissant d\u2019un coup. De m\u00eame, la fa\u00e7on dont une nouvelle id\u00e9e nous vient \u00e0 l\u2019esprit pourrait \u00e9galement \u00eatre d\u00e9crite dans des termes semblables, soit une sorte de surgissement \u00e0 partir de rien. Si, ensuite, nous consid\u00e9rons la fa\u00e7on dont nous nous figurons la provenance de ces choses qui surgissent, nous pouvons constater une similitude avec un potentiel. Nous dirons par exemple que notre id\u00e9e devait \u00eatre l\u00e0, dans notre esprit, pr\u00eate \u00e0 surgir. Cette description est assez proche de ce que nous avons d\u00e9fini comme le potentiel effectif (<a title=\"1.6.1 Le potentiel fondamental\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1672\" target=\"_blank\">section 1.6.3<\/a>).\u00a0<\/p>\n<p><strong><em>La description pr\u00e9cise de la conscience en tant que r\u00e9alit\u00e9 dans le monde physique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lorsque nous percevons quelque chose ou lorsque nous avons une id\u00e9e, un potentiel r\u00e9el, qui est d\u00e9crit par un graphe arborescent, se trouve \u00e0 se r\u00e9duire effectivement. Les caract\u00e9ristiques de ce qui est ainsi per\u00e7u, y compris son emplacement et diverses qualit\u00e9s telles que la forme ou la couleur, apparaissent du simple fait de cette r\u00e9duction. Et, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une id\u00e9e qui nous vient \u00e0 l\u2019esprit, la description est semblable. Un potentiel r\u00e9el, d\u00e9crit par un graphe arborescent, se trouve \u00e0 se r\u00e9duire effectivement. Cependant les caract\u00e9ristiques de l\u2019id\u00e9e sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles d\u2019un objet per\u00e7u dans l\u2019espace. L\u2019id\u00e9e ne nous appara\u00eet pas comme une forme situable dans l\u2019espace. Elle nous appara\u00eet plut\u00f4t, par exemple, comme plus ou moins pertinente, plus ou moins nouvelle, plus ou moins originale. La diff\u00e9rence entre un objet mat\u00e9riel et une id\u00e9e peut ainsi \u00eatre d\u00e9crite comme une diff\u00e9rence entre deux ensembles de modalit\u00e9s qui pr\u00e9sentent peu de points en commun, except\u00e9 qu\u2019elles sont descriptibles comme des r\u00e9ductions effectives de potentiel r\u00e9el, ces r\u00e9ductions se produisant conform\u00e9ment \u00e0 certaines probabilit\u00e9s, qui sont calculables en droit d\u2019apr\u00e8s les bases de la science actuelle.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nous pouvons maintenant consid\u00e9rer le probl\u00e8me corps-esprit d\u2019un autre \u0153il. En se basant sur l\u2019\u00e9tat actuel de la science et en tentant d\u2019\u00eatre le plus coh\u00e9rent possible, voici ce que cela devrait donner.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>D\u2019abord, il est incorrect de d\u00e9crire les pens\u00e9es comme \u00e9tant d\u00e9termin\u00e9es par les \u00e9tats physiques et chimiques du cerveau. D\u2019apr\u00e8s les bases de la science actuelle, cette formulation est incorrecte. Ces \u00e9tats du cerveau peuvent \u00eatre tout au plus partiellement d\u00e9crits par une th\u00e9orie de type physico-chimique parce que celle-ci constitue elle-m\u00eame une approximation des lois de base. Il faut donc au moins pr\u00e9ciser qu\u2019une telle th\u00e9orie n\u2019est pas n\u00e9cessairement capable, a priori, de d\u00e9crire la fa\u00e7on dont les pens\u00e9es se forment dans le cerveau. En outre, il faudrait au moins mentionner que le d\u00e9terminisme de base n\u2019est en droit exact que d\u2019apr\u00e8s la m\u00e9canique quantique appliqu\u00e9e au syst\u00e8me global de l\u2019Univers.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 On se demande parfois si l\u2019encha\u00eenement de nos id\u00e9es refl\u00e8te le fonctionnement physique qui serait \u00e0 la base du processus. La r\u00e9ponse est positive si, encore, on consid\u00e8re le d\u00e9terminisme en droit et non d\u2019autres lois d\u00e9riv\u00e9es qui ne d\u00e9crivent la r\u00e9alit\u00e9 que de fa\u00e7on approximative. L\u2019encha\u00eenement conscient des id\u00e9es, dans un sujet donn\u00e9, constitue une suite d\u2019\u00e9v\u00e9nements effectifs tels que chacun d\u2019entre eux correspond \u00e0 une id\u00e9e consciente. Il faut alors consid\u00e9rer, cependant, que chaque \u00e9v\u00e9nement effectif est descriptible comme un regroupement complexe d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements effectifs qui, eux, ne sont pas conscients. Pour certaines raisons qu\u2019on pourra peut-\u00eatre pr\u00e9ciser un jour, le nombre d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui se succ\u00e8dent est s\u00fbrement beaucoup plus grand que ce dont un sujet humain quelconque peut en pratique prendre conscience.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0 <strong><em>Un dualisme de modalit\u00e9s<\/em><\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il nous faut r\u00e9cuser le dualisme des substances, selon lequel l\u2019esprit et la mati\u00e8re sont deux sortes d\u2019entit\u00e9s diff\u00e9rentes. En revanche, un <em>dualisme de modalit\u00e9s<\/em> s\u2019applique fondamentalement \u00e0 tout syst\u00e8me mat\u00e9riel, y compris aux \u00eatres conscients. Elle explique la diff\u00e9rence entre l\u2019esprit et la mati\u00e8re comme un dualisme de propri\u00e9t\u00e9s, l\u2019esprit et la mati\u00e8re se pr\u00e9sentant \u00e0 nous de fa\u00e7ons diff\u00e9rentes l\u2019une de l\u2019autre. En outre, l\u2019esprit ne contr\u00f4le pas le corps mais exerce, en un sens qui sera pr\u00e9cis\u00e9, une sorte d\u2019action sur lui. L\u2019esprit repr\u00e9sente de fa\u00e7on partielle et sujette \u00e0 l\u2019erreur ce qui se passe dans le cerveau ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement, dans le corps. Le dualisme de modalit\u00e9s n\u2019\u00e9quivaut pas \u00e0 un dualisme de l\u2019esprit et de la mati\u00e8re puisque ces modalit\u00e9s s\u2019appliquent \u00e0 l\u2019esprit aussi bien qu\u2019\u00e0 la mati\u00e8re. La conscience est la caract\u00e9ristique d\u2019un type de syst\u00e8me mat\u00e9riel. Elle diff\u00e8re de la mati\u00e8re non consciente par sa capacit\u00e9 entre autres d\u2019\u00e9prouver des sensations et, sous sa forme humaine, par sa capacit\u00e9 entre autres de conna\u00eetre et de comprendre. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9e le d\u00e9terminisme en droit reconnu par la science, on ne peut consid\u00e9rer que l\u2019esprit est libre par rapport \u00e0 la mati\u00e8re\u00a0; il se constitue plut\u00f4t de fa\u00e7on coh\u00e9rente avec les transformations de la mati\u00e8re.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019id\u00e9e qui nous vient \u00e0 l\u2019esprit ne nous appara\u00eet jamais comme provenant d\u2019un lieu dans l\u2019espace. On suppose simplement qu\u2019elle provient du cerveau de celui qui la pense. Il en est de m\u00eame dans le cas de l\u2019\u00e9lectron qui appara\u00eet sur l\u2019\u00e9cran. Rien n\u2019indique alors qu\u2019il provient d\u2019une onde diffuse dans l\u2019espace. L\u00e0 aussi, on suppose qu\u2019il provient du dispositif mis en place pr\u00e9alablement\u00a0De fa\u00e7on similaire, les exp\u00e9riences de type neurologique permettent de constater que des impressions de toutes natures peuvent appara\u00eetre dans l\u2019esprit comme l\u2019effet de certaines stimulations, tels qu\u2019une tension \u00e9lectrique ou certaines drogues psychotropes.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En somme, comme tout objet mat\u00e9riel, l\u2019esprit est figurable de fa\u00e7on physico-cognitive dans cet espace de phase qui inclut une dimension de temps r\u00e9el<a id=\"ref-2\" href=\"#note-2\"><sup>2<\/sup><\/a> et dans lequel le graphe du potentiel se d\u00e9ploie. Il y fait l\u2019objet d\u2019une causalit\u00e9 physico-cognitive. En un sens, l\u2019esprit est une substance parce qu\u2019il se maintient, d\u2019une certaine fa\u00e7on, dans le temps. Cependant il n\u2019est pas d\u2019une nature essentiellement diff\u00e9rente de celle de tout autre \u00eatre r\u00e9el et il peut donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme mat\u00e9riel.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Certes, le concept de mati\u00e8re tel que revu et corrig\u00e9 par la physique moderne n\u2019a plus grand-chose de commun avec le concept classique de mati\u00e8re. Comme la description qui est faite ici de l\u2019objet mat\u00e9riel n\u2019\u00e9quivaut pas du tout \u00e0 celle de l\u2019objet mat\u00e9riel classique, un \u00eatre humain s\u2019identifiera plus facilement \u00e0 une entit\u00e9 mat\u00e9rielle. Il pourra se voir lui-m\u00eame comme un certain potentiel r\u00e9el et un trajet pass\u00e9 effectif.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il nous faudra apprendre \u00e0 consid\u00e9rer, par exemple, qu\u2019un humain est riche de possibilit\u00e9s r\u00e9elles et que son corps tel que per\u00e7u \u00e0 un certain moment ne le renseigne que fort peu sur ce qu\u2019il peut ou pourra faire et devenir par la suite. La position adopt\u00e9e ici ne constitue pas un mat\u00e9rialisme r\u00e9ducteur, qui \u00e9liminerait les termes d\u00e9signant les \u00e9tats mentaux. En fait, il n\u2019y a gu\u00e8re plus de raison de vouloir \u00e9liminer ces termes que, par exemple, d\u2019\u00e9liminer les termes en usage dans une discipline mais qui ne le sont pas dans une autre. Dans chaque cas, nous pouvons voir ces termes et le type de description qu\u2019ils permettent comme des sous-produits du d\u00e9veloppement du potentiel humain global. Certains de ces termes pourront dispara\u00eetre un jour, mais ce sera sans doute pour des raisons qui nous \u00e9chappent encore.<\/p>\n<div><a title=\"6.7.1 L\u2019action d\u00e9tourn\u00e9e de l\u2019esprit sur la mati\u00e8re\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=2460\">Suite<\/a><\/div>\n<p><a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a> Le probl\u00e8me esprit-corps est g\u00e9n\u00e9ralement pos\u00e9 dans les termes d\u2019un math\u00e9matisme implicite. En demandant comment l\u2019esprit agit sur la mati\u00e8re, on se trouve \u00e0 ramener la diff\u00e9rence modale entre potentialit\u00e9 et effectivit\u00e9 \u00e0 une diff\u00e9rence du genre topologique (interne-externe) ou g\u00e9om\u00e9trique (figures ou structures g\u00e9om\u00e9triques), ou plus g\u00e9n\u00e9ralement math\u00e9matiques. Rigoureusement, il s\u2019agit pour nous de ramener cette probl\u00e9matique \u00e0 la question suivante\u00a0: comment notre science sur le potentiel r\u00e9el et l\u2019effectivit\u00e9 peut-elle avoir \u00e9t\u00e9 traduite comme une sorte de rapport entre les deux sortes d\u2019entit\u00e9s que seraient la mati\u00e8re et l\u2019esprit\u00a0?\u00a0<a id=\"note-1\" href=\"#ref-1\">1<\/a><\/p>\n<div id=\"ftn2\">\n<p><a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a> Rappelons que le temps r\u00e9el n\u2019\u00e9quivaut pas au temps physique. Il permet de d\u00e9crire les \u00e9v\u00e9nements de r\u00e9duction du potentiel r\u00e9el, ind\u00e9pendamment de la base logico-math\u00e9matique pr\u00e9cise qui est utilis\u00e9e. Il a donc une signification ontologique. Voir la <a title=\"3.3 Le concept de temps r\u00e9el\" href=\"http:\/\/mail.agoratheque.3zcom.com\/?page_id=1608\" target=\"_blank\">section 3.3<\/a>. <a id=\"note-2\" href=\"#ref-2\">2<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"edit-link\"><a class=\"post-edit-link\" href=\"\">modifier<\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Le corps et l\u2019esprit nous apparaissent normalement comme deux entit\u00e9s aux propri\u00e9t\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Il nous semble \u00e9vident que notre esprit agit sur la mati\u00e8re corporelle ou autre. Par exemple, il suffit que je veuille voir ce qui est \u00e0 ma gauche&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1353,"menu_order":670,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":[],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2452"}],"collection":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2452"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2452\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2454,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2452\/revisions\/2454"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1353"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/agoratheque.3zcom.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}